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Sélectron : 4 films à montrer à une néo-féministe confinée

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© DR

Le Cave se rebiffe de Gilles Grangier (1961)

 

Déjà Audiard, ça commence mal. Le mec est une saloperie de réac et en plus ses films sont en noir et blanc. Et nous, les femmes, on n’a jamais le premier rôle. Mais celui-ci est vraiment dégueulasse. Déjà il nous traite de morues et en plus nous sommes en minorité. C’est pas compliqué, on se compte sur les doigts d’une main d’un lépreux. Trois contre cinq hétéros blancs (parce qu’en plus y a pas un noir), tous ultra-patriarcaux. Et faut voir les rôles : une bécasse qui sera punie, la femme d’un maquereau et une ex-Madame Claude pas foutue de bien négocier le cours du papier. Une honte.

 

 

À bout de souffle de Jean-Luc Godard (1960)

 

Un des symboles de la misogynie masquée derrière un soi-disant septième art. L’autre Belmondo et sa tête de pervers ne cesse de taper sur les fesses de Jean Seberg, n’arrête pas de lui dire toute la journée qu’il veut coucher avec elle et refuse de prendre des auto-stoppeuses parce qu’« elles sont moches ». D’ailleurs chez Godard, toutes les filles sont belles. C’est discriminant. Et faut voir comme il les filme. Et la fin ? Vous voulez savoir la fin ? J’m’en fous, j’vous spoile : «  Vous êtes vraiment une dégueulasse ! » dit Belmondo à Jean Seberg juste avant de mourir. Si c’est pas dégueulasse.

 

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500 jours ensemble de Marc Webb (2009)

 

Un vrai film de tordus. « C’est l’histoire d’un garçon qui rencontre une fille ; ce n’est pas une histoire d’amour », nous dit le générique d’ouverture. Et vous savez pourquoi ? À cause de la femme qui ne veut pas s’engager. Après 2000 ans de lutte acharnée, nous voici enfin libres de choisir ou de ne pas choisir et ces salauds de mâles dominants tentent de nous faire croire qu’on les rend malheureux. Et en plus ils feignent d’avoir des émotions, ces mythos. Mais ce n’est pas le pire. Ce collabo du patriarcat balance sa gonzesse dès le générique : « Ceci est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait totalement fortuite ». – « Surtout avec toi, Jenny Beckman ». – « Salope. »

 

 

Les Valseuses de Bertrand Blier (1974)

 

Rien que le titre donne envie de vomir. Deux ratés empruntent une DS qu’ils rapportent à son proprio en fin de soirée. Seulement ce dernier les attend un pistolet et sa maîtresse. Les deux lascars prennent la fuite, embarquant avec eux la jeune fille. C’est bien joli parler de libération sexuelle et arnarchie mais chaque plan de film est un viol caractérisé. Les femmes ? « un trou avec du poil autour », répond ce facho de Depardieu. Miou-Miou est idiote, Brigitte Fossey en manque, Jeanne Moreau suicidaire et Isabelle Huppert mineure. Elle est belle la France de Blier, un ramassis de misogyne violeur. Le seul truc honnête c’est que les deux ordures soient blanches. C’est peu.

 

Par Arthur de Watrigant

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