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Sélectron : quand Macron et le gouvernement s’opposaient au nucléaire

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Publié le

6 septembre 2022

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Alors que le prix de l’électricité s’envole et que des pénuries s’annoncent, le gouvernement se cherche des excuses, revendique son virage pro-nucléaire et rejette la faute sur la guerre en Ukraine. C’est pourtant Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs, en priorisant le renouvelable, qui ont pavé le chemin aux coupures d’électricité de demain. Petite piqûre de rappel avec ce sélectron de leurs pires sorties anti-nucléaire.
nucléaire

8 – « Cet événement [la fermeture de Fessenheim], annoncé et repoussé de manière récurrente par les précédents gouvernements […] constitue une première étape dans la stratégie énergétique de la France, qui vise un rééquilibrage progressif entre l’électricité d’origine nucléaire et l’électricité d’origine renouvelable. »

Édouard Philippe, Premier ministre, communiqué de Matignon, 19 février 2020


7 – « Je n’ai pas été élu, pour ma part, sur un programme de sortie du nucléaire, mais sur une réduction à 50 % de la part du nucléaire dans notre mix électrique, et je tiendrai cet engagement. »

Emmanuel Macron, président de la République, présentation de la programmation pluriannuelle de l’énergie, 27 novembre 2018


6 – « Ça fait des années qu’on disait : ‘Il faut fermer des centrales nucléaires’. Il y a ceux qui en parlent, et puis il y a ceux qui le font. Nous, on le fait. »

Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, France 2, 30 juin 2020

Lire aussi : Fabien Bouglé : « Macron souhaite sauver le nucléaire après l’avoir détruit »

5 – « L’EPR n’a pas démontré sa fiabilité technologique, sa sécurité et sa compétitivité. […] Je ne vois pas comment on pourrait décider aujourd’hui de commander de nouveaux EPR. »

François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, Europe 1, 18 novembre 2018


4 – « C’est un événement historique. Ce sera la première fois que des réacteurs de seconde génération seront fermés, un demi-siècle après le début de la construction du parc nucléaire français. […] La fermeture de la centrale de Fessenheim marque une étape historique dans notre façon de produire de l’électricité. »

Tribune signée par les ministres et secrétaires d’État Élisabeth Borne, Jean-Baptiste Djebbari, Jacqueline Gourault, Sébastien Lecornu, Brune Poirson et Emmanuelle Wargon, Le Monde, 21 février 2020


3 – « On ferme Fessenheim parce qu’on ne peut pas dépendre autant du nucléaire qu’on en dépend aujourd’hui. […] Comme on a une capacité de production globalement excédentaire, on peut fermer Fessenheim sans avoir recours à de l’électricité allemande elle-même produite par des centrales à charbon. Fermer Fessenheim, c’est une façon d’assurer la crédibilité de la parole publique. C’est aussi un engagement dans l’amitié franco-allemande. »

Emmanuel Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Le Figaro, 21 février 2020

Lire aussi : Nucléaire, vingt ans d’aveuglement politique

2 – « Spontanément, ma réponse est non [le nucléaire n’est plus une énergie d’avenir]. »

François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, Le Monde, 10 septembre 2018


1 – « La fermeture de Fessenheim est le début d’un mouvement irréversible. […] EDF doit aller dans le sens de l’histoire, mais il n’est pas question de lui faire brûler les étapes. »

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, Le Figaro, 8 mars 2018


Bonus : « Le tout nucléaire, je pense que ça n’est plus la solution. Parce que le nucléaire coûte de plus en plus cher à produire, en termes de sûreté. Donc il faut envisager des solutions alternatives, permettre le développement massif – notamment – du solaire. […] Il faudra fermer (la centrale de) Fessenheim. »

Bruno Le Maire, candidat à la primaire LR et futur ministre de l’Économie, BFM TV, 16 novembre 2016

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