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Que s’est-il passé cette semaine ? C’est la semaine politique de L’Incorrect.
Il y en aura pour tout le monde
« La cause principale de la défaite allemande ? Clemenceau. (…) Non, ce ne fut pas l’entrée en guerre de l’Amérique, avec ses immenses renforts. (…) Aucun de ces éléments ne compta auprès de l’indomptable petit vieillard qui était à la tête du gouvernement français. (…) Si nous avions eu un Clemenceau, nous n’aurions pas perdu la guerre », dit l’empereur allemand déchu Guillaume II à l’issue de la Première Guerre mondiale. À un an du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, la France ne s’est toujours pas pleinement remise de cette guerre qui devait alors être « la der des ders ». S’il serait tout à fait indécent de comparer la pire boucherie de l’histoire humaine, durant laquelle la France a perdu 1,5 million de soldats, à notre petit conflit contre le terrorisme islamiste, il n’est néanmoins pas inutile de se poser une question : qui serait aujourd’hui prêt à mourir pour la patrie ?
Rififi à droite
Alain Juppé envisagerait de participer à un « grand mouvement central pour le scrutin européen », selon les informations du quotidien régional Sud-Ouest. Le maire de Bordeaux aurait confié aux journalistes son admiration pour le discours prononcé par Emmanuel Macron à l’université de la Sorbonne, au mois d’octobre. Une nouvelle qui aura eu le don de semer le trouble dans les rangs des Républicains, déjà agités par la démission de Christophe Billan de la présidence de Sens Commun, après l’entretien dans lequel il déclarait être prêt à ouvrir un dialogue avec une personnalité comme Marion Maréchal-Le Pen, sous des conditions que la principale intéressée pourrait d’ailleurs trouver exorbitantes. Dépouillée de son centre, la droite dite de gouvernement ne peut pas dépasser les 20 points avec un Front National fort, ce qu’avaient d’ailleurs démontré les élections européennes de 2014 (les listes UMP n’avaient pas fait plus de 20 %, concurrencées par l’UDI et le Modem), comme le premier tour de la dernière élection présidentielle, nonobstant les divers incidents de parcours qu’a pu connaître le candidat Fillon. À n’en point douter, le ralliement massif des juppéistes, du groupe des députés « constructifs » puis de l’UDI à la majorité présidentielle, dans l’optique de la prochaine échéance électorale continentale, pourrait être un coup extrêmement difficile à encaisser pour les Républicains canal historique. Après avoir tué le Parti socialiste et cannibalisé le centre, Emmanuel Macron serait-il en train de fracturer pour de bon la droite, détruisant l’alliance traditionnelle qui réunissait les sensibilités proches du RPR à celles proches de l’UDF ? Une telle configuration ferait plonger les Républicains sous la barre des 18 points, voire des 15 points. À l’aune d’une telle révélation, on comprend mieux les discours contradictoires de Laurent Wauquiez et de son porte-parole Geoffroy Didier. Des « bolas grosses comme ça » ne seront pas de trop !
Castaner en marche
À l’image de Marine Le Pen candidate à sa propre succession au prochain congrès du Front National, Christophe Castaner n’aura pas de concurrent dans la course au poste de délégué général de la République En Marche. Il incombera à l’homme du Président la difficile tâche de transformer une plate-forme créée pour Emmanuel Macron en un véritable parti politique indépendant. On y croit…
La marche des « bolas »
Les élus de la République seraient-ils en train de découvrir qu’ils possèdent des « bolas » selon le très bon mot de Laurent Wauquiez ? À Clichy, des hommes et des femmes politiques ont répondu à l’appel du maire Rémy Muzeau (Les Républicains), dépassé par les fidèles musulmans qui prient devant la mairie le vendredi, dans la plus parfaite illégalité, sans que la préfecture ne se soit encore décidée à agir. La première mission de l’État n’est-elle pourtant pas de garantir le respect de l’ordre public ? Mieux, de prévenir d’éventuels débordements ? Précisons, à toutes fins utiles, que les musulmans doivent financer le culte avec les dons des fidèles. Malheureusement, les petits barons locaux les y ont bien mal habitués.
Karl Lagerfeld jette un froid
Karl Lagerfeld est âgé. Karl Lagerfeld se fiche donc du qu’en dira-t-on. Interrogé par Thierry Ardisson, le couturier a durement critiqué Angela Merkel, à qui il reprochait notamment l’élection de députés de l’AdD au Bundestag : « Regardez la France, qui est le pays des droits de l’homme et tout – ce qui n’a pas empêché la colonisation. Ils prennent, je ne sais pas, 10 000 ou 20 000 [réfugiés]. Elle [Merkel] en avait déjà des millions et des millions, qui sont bien intégrés, qui travaillent et c’est très bien, parce que, de toute façon, la démographie là-bas est un peu descendante. Mais elle n’avait pas besoin de se taper un million en plus pour se donner une image charmante, après l’image de marâtre qu’elle s’était donnée dans l’histoire de la crise grecque. C’est un peu ça. Tout à coup, la fille de pasteur ressort ». Puis, pris par son élan et dans une franchise toute teutonne, Lagerfeld ajoute, non sans préciser auparavant qu’il allait « dire une horreur », qu’on ne pouvait pas « tuer des millions de juifs pour faire venir des millions de leurs pires ennemis après ». De quoi jeter un froid sur un plateau habitué à des joutes plus timides.
Happy birthday Mr President
Le premier anniversaire de la présidence Trump est passé. Rien n’a changé. Ses adversaires le haïssent toujours et ses admirateurs continuent à chanter ses louanges. Le style Trump divise, agace, révolte ou amuse. Au moins ne laisse-t-il pas indifférent. Ceux-là mêmes qui le disaient perdu, battu d’avance par Hillary Cinton, imaginent encore que Donald Trump subira une procédure d’impeachment, sera contraint à la démission ou ridiculisé s’il entend se représenter en 2020. Qu’ils se méfient, l’homme n’est pas à sous-estimer ! Rouleau-compresseur, Donald Trump remplit le cahier des charges qu’il s’était fixé lors de sa campagne électorale, et ce n’est pas le Huffington Post qui pourra le rendre impopulaire auprès des Américains qui l’ont plébiscité, séduits par le ton et le style d’un Président dont l’opposition tarde toujours à se faire entendre, ou même connaître. En Asie, le locataire de la Maison-Blanche n’a pas trop commis d’impairs, dévoilant des axes intelligents, tant un partenariat renforcé avec l’Inde que des relations apaisées avec la Chine, avec laquelle Donald Trump aurait négocié pour plus de 253,4 milliards de dollars d’accords commerciaux (au moins de promesses) dans des domaines aussi variés que l’énergie, l’agroalimentaire ou l’aéronautique. Oh, Donald Trump a su habilement tirer parti d’accords déjà en cours, s’avancer un peu trop en annonçant des contrats en lieu et place de simples lettres d’intention : reste qu’il continue, dans un pays sensible aux images et aux postures, à dégager une aura de « winner ». « I never lose », prévenait-il déjà ses adversaires quand on ne voyait en lui qu’un bouffon de télé-réalité.
Raquel Garrido rejoint Bolloré
Télé-réalité, encore. Raquel Garrido arrête la politique. Si elle venait à vous manquer, vous pourrez toujours la retrouver sur les chaînes du groupe Bolloré.
Deux ans déjà
Chacun d’entre nous se souvient de cette terrible soirée du 13 novembre 2015, où plus d’une centaine de personnes, souvent jeunes, tombaient sous les rafales des kalachnikovs des zombies islamistes lors d’un concert des Eagles of Death Metal au Bataclan. L’an passé à la même date, le chanteur anglais Sting avait interprété l’ode aux migrants intitulée Inch’Allah pour la réouverture des lieux. Oublieux du fait que plusieurs terroristes étaient entrés sur notre territoire en se faisant passer pour des « réfugiés », grâce à des faux papiers probablement achetés à des mafias qui s’enrichissent sur la misère humaine. Concomitamment, les rockeurs des Eagles of Death Metal étaient exclus de cette sauterie ; à laquelle étaient pourtant invitées des personnalités comme Bruno Julliard ou Marc-Olivier Fogiel. En cause, un entretien accordé par Jesse Hugues à Gavin McInness, égérie punk des activistes pro Trump sur internet. Ne disaient-ils pas que les islamistes essayaient de saper notre démocratie ?
J’irai souillé vos tombes
La tombe du soldat inconnu a été souillée, le soir du 11 novembre, par des supporters marocains fêtant la qualification pour la prochaine Coupe du Monde de football qui se tiendra l’été prochain en Russie. Fumigènes, tapages, début d’émeute et drapeaux rouges frappés du croissant ont égayé la nuit parisienne… Pas une seule arrestation. Tout un symbole.
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