Personne ne peut songer sérieusement à critiquer le mouvement #MeToo ni à remettre en question son bénéfice pour les femmes. Même s’il a engendré une surenchère discutable ainsi que des fausses accusations proférées au nom de la vengeance, on peut se féliciter que les langues se soint déliées et la peur a progressivement « changé de camp », comme dirait l’autre. C’est un fait. La domination de l’homme, insidieuse ou délibérée, dans certains milieux familiaux ou professionnels, est enfin stigmatisée, montrée du doigt et prise pour ce qu’elle est : une tare mentale dangereuse issue d’un comportement primitif. Malheureusement, tout n’est pas si simple. Si le mouvement est apparu dans des milieux socio-professionnels très « visibles » (à commencer par celui du cinéma, du théâtre, etc.), il reste beaucoup plus discret dans des milieux moins glamour. Qui s’offusquera d’une main au cul dans une usine de conditionnement de poisson surgelé à Dunkerque ? Sans doute pas grand monde. Dans les milieux pauvres, ouvriers – ce qu’on appelait encore les « prolétaires » il y a peu –, il y a fort à parier que le mouvement #MeToo n’est qu’une diversion de plus pour cacher la vraie guerre des classes qui elle a encore de beaux jours devant elle. D’où une indignation à géométrie variable, que les médias relaient par ignorance ou paresse intellectuelle.
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Mais l’origine sociale des victimes n’est pas le seul tabou. Une autre omerta règne, installée celle-ci par l’antiracisme, un antiracisme devenu borgne, voire aveugle, à force de sombrer dans l’idéologie crasse. Ainsi, récemment, la France a abondamment relayé les accusations qui sont tombées en Grande-Bretagne contre la communauté pakistanaise, un scandale d’État qui a été tu pendant des années… sans forcément voir la poutre qui est dans son propre œil, puisque les agressions sexuelles sur le territoire français ont été multipliées par quatre depuis 1996. Une hausse imputable à la « libération de la parole » puisque désormais les femmes ont davantage le courage de porter plainte, mais pas seulement. Il y a bien un facteur aggravant : l’immigration, illégale ou non, qui fait collisionner à nos villes et campagnes des cultures et des comportements « inadéquats », comme disent certains avocats… En fait, on nous somme de cohabiter avec des cultures radicalement non-solubles dans notre civilisation occidentale et chrétienne, encore moins lorsqu’il s’agit du respect à l’égard des femmes. Alors par quel bout prendre ce problème ? Peut-on l’ignorer, comme le font la plupart des médias autorisés et des politiques de gauche, qui tordent les chiffres pour nous expliquer que la grande majorité des agressions sexuelles sont intra-familiales et qu’elles sont le fait de Français bien français ? Dans les faits, 74 % des violences sexuelles enregistrées sont commises en dehors du cadre familial. Évidemment, on ne peut continuer à ignorer ce qu’on observe presque tous les jours dans nos rues : des comportements déplacés, parfois liés à une ambiance délétère aggravée par des vieilles rancœurs postcoloniales. Suprême horreur, nous assistons même à un retour du viol comme « arme politique », chose qu’on croyait définitivement passée de mode en France depuis les viols commis par l’armée allemande pendant l’Occupation. Il nous semblait donc crucial de faire un tour d’horizon de la situation actuelle en France, au risque d’être traités encore une fois d’affreux « instrumentalistes ».





