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Tombeau pour la vocation enseignante

Il est beaucoup question de « crise des vocations enseignantes » et les chiffres du CAPES session 2022 font état de graves problèmes de recrutement. Pourquoi le métier n’attire-t-il plus ?

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Huit cent seize admissibles au CAPES externe de mathématiques pour 1035 postes à pourvoir. 720 pour 755 en lettres ou 83 pour 213 en allemand. Les chiffres de concours de recrutement pour l’année étonnent. On ne parle que des candidats ayant passé les examens écrits. Même si à l’issue des examens oraux tous les postes sont pourvus – et que le jury ne discrimine parmi les candidats aucun péquin jugé inapte à tenir une classe en se faisant respecter et comprendre d’un groupe d’adolescents – les chiffres sont bien deçà des besoins de recrutement de l’Éducation nationale. Pour remplir les classes, elles font feu de tout bois : job dating, recrutement via internet... On prend parfois le tout-venant.

Un salaire souvent jugé indécent

Le métier n’est pourtant pas sans avantages. Il offre une certaine souplesse dans l’organisation de son temps libre et de son travail – passés les 18 heures de service obligatoire – sans parler des fameuses vacances calquées sur celles des élèves. Comment expliquer cette crise des vocations ? Il y a d’abord le salaire. Malgré certaines revalorisations qui font un peu l’effet d’un cache-misère, les rémunérations sont souvent jugées indécentes. 1,3 fois le SMIC à bac +5 pour les débutants. Le salaire s’approche péniblement des 2500 euros en fin de carrière. Sans attendre d’hypothétiques revalorisations, beaucoup d’enseignants font d’ailleurs un travail d’appoint pour s’offrir un treizième mois : traduction, écriture, cours privés... [...]

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