TRIBUNE : ICES, l’audace d’être à genoux

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Dans l’horizon délabré de l’enseignement supérieur, il existe certains instituts qui défendent encore des valeurs fondamentales et sont engagés contre la décadence de nos sociétés.

 

Parmi elles, l’ICES (Institut Catholique d’études supérieures) fait figure d’exception. Fondée par Philippe de Villiers en 1985, alors Président du conseil général de la Vendée, l’ICES s’est toujours démarquée par la qualité de son enseignement, la liberté des professeurs intervenants, la formation humaine et intellectuelle des élèves, et l’attachement à une doctrine conservatrice.

C’est à la Roche-sur-Yon, le samedi 18 mai dernier, qu’une vingtaine de jeunes ont organisé une contre-manifestation alors que les couleurs de la LGBT s’affichaient dans tout le centre ville. Pour quelques ballons crevés et une grille renversée, ces jeunes ont fait l’objet d’une vindicte médiatique organisée par les idéologues de la bien-pensance, avec en tête Marlène Schiappa. Contre toute attente, c’est la direction elle-même de l’ICES, par la voix de son Président, Eric de Labarre, qui a non seulement condamné l’action et ses motivations mais qui a également annoncé des sanctions d’exclusion.

 

 

Une telle lâcheté de la part d’un institut dit catholique pose de nombreuses questions, y compris celle de la toute-puissance des lobbies et celle de leur anathème moral sur toute la société. Condamner la lutte contre le piétinement des valeurs fondatrices de nos civilisations, c’est céder aux pressions des lobbies LGBT et des courants libéraux-libertaires qui nient la liberté même d’avoir une opinion sur ces sujets. La cabale médiatique lancée récemment contre les capitaines de Ligue 1 ayant refusé de porter un brassard contre l’homophobie l’illustre tout autant.

Alors que l’effet cliquet, qui nous a fait passer en quelques décennies de l’inscription au rang des droits fondamentaux de l’avortement aux projets de loi sur la PMA sans père, alors qu’il nous faut nous battre pour que les personnes handicapées soient épargnées d’une mort atroce à l’image de Vincent Lambert, ceux qui osent porter haut et fort des combats fondamentaux se voient taxés de phobie en tout genre, et sont condamnés par leur propre camp, comme si celui d’en face ne s’en chargeait pas assez bien.

 

 

Il est désormais temps de se poser les vraies questions. Faut-il condamner ces jeunes engagés, au risque d’aseptiser pour de bon tous les combats à venir ? Faut-il se contenter désormais de politiques qui perdent tous leurs moyens à la moindre interrogation de leur opinion sur l’avortement ? Faudra-t-il expliquer à nos enfants que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour nous battre, alors même que l’on lâche tous ceux qui osent aller plus loin que de brandir un ballon rose avenue de la grande armée ?

C’est en Vendée, où des centaines de milliers de martyrs sont morts en 1793, pour leur Foi et leurs idées, que se déroulent ces faits. Ne piétinons pas leur panache.

 

Des élèves de l’ICES

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