Je suis un « babyboomer ».
Enfance heureuse dans une époque post-guerre durant laquelle les familles se concentraient sur leur refondation dans une France enfin apaisée.
Adolescence insouciante dans une société qui s’éveillait à tout, dans laquelle tout était abondant, permis et tout envisageable. Peu d’interdits bien que, en ces temps, les parents assumaient leurs responsabilités éducatives dans un esprit de tolérance qu’ont ceux qui ont souffert et douté de leur avenir.
Le nôtre s’annonçait radieux et nous avons cru en l’air du temps.
Nous avons sincèrement cru que nous étions tous frères. En ces temps de décolonisation, nous nous voulions accueillants pour tous ceux qui, pour de multiples raisons, voulaient vivre dans notre pays. Cette générosité est depuis ancrée en notre société.
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Nous avons grandi dans notre culture judéo-chrétienne, persuadés que ses valeurs étaient universelles et que le dialogue inter-religieux assurerait la paix des consciences et une cohabitation des religions productrice de richesses spirituelles.
Nous avons bien-sûr été libéraux tant le miracle économique puis la révolution technologique nous persuadaient que la croissance était éternelle grâce à une mondialisation qui promettait des miracles de développement.
Évidemment, nous avons cru en cette Europe porteuse d’une paix éternelle, de fraternité entre les peuples et de prospérité.
Nous devons aujourd’hui nous repentir ! Nous nous sommes égarés.
L’Europe est devenue un vaste ensemble incohérent. L’Union européenne a échoué en tout.
La plupart des pays membres connaissent de profondes difficultés économiques car jamais la technostructure qui nous dirige n’a anticipé quelque évolution que ce soit.
Les évolutions technologiques n’ont pas été prévues. Intelligence artificielle, microélectronique, délocalisations industrielles, besoins énergétiques, pandémies, c’est l’échec en tous domaines.
Après quelques décennies de paix la guerre est en Europe. Nos pays, naïvement désarmés depuis la fin de la guerre froide, constatent qu’ils sont en situation de vulnérabilité catastrophique et les rodomontades de quelques dirigeants, Français notamment, n’abusent personne.
Nous avions cru être tous frères, enfants du monde ? Nous voilà submergés par une immigration incontrôlée qui met en danger nos concitoyens, l’existence même de notre société et de notre culture. Elle est devenue pour certains un moyen politique, pour l’Union Européenne une perspective de croissance tant économique que démographique.
Notre dépendance économique est dramatique. Si, pour une raison ou une autre, Taïwan arrêtait d’exporter ses microprocesseurs, notre économie s’effondrerait en quelques jours.
La technostructure européenne qui nous dirige a échoué en tous domaines et force est de constater que la démocratie est totalement muselée par une Commission européenne toute puissante, qui gouverne seule en dépit du Parlement qui n’est qu’un faire-valoir.
Il est nécessaire de changer tout ça pour revenir à une Europe démocratique, cohérente et efficace. Respectueuse des peuples et concentrée sur quelques objectifs essentiels.
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Cela ne pourra jamais se faire dans le schéma européen actuel.
Le 9 juin prochain, les élections européennes seront une occasion à ne pas manquer de rebâtir une Europe des Nations. Europe dans laquelle les peuples souverains décideront librement des objectifs de coopération qu’ils souhaiteront partager avec les autres pays membres. Dans laquelle les élus du peuple cesseront de déléguer aux fonctionnaires européens, qui ne représentent qu’eux-mêmes, les responsabilités qu’ils doivent assumer face à leurs électeurs. L’Europe est un grand dessin. Il ne faut pas la quitter mais nous devons la réformer profondément.





