Tribune : Nous, Patriotes Européens

 

 

Romain Sens est militant du Rassemblement National. Dans cette tribune, il nous fait part de sa vision de ce que devrait être une politique de civilisation européenne, quelques heures avant les élections. 

 

Les élections européennes de l’année 2019 seront un moment crucial pour le destin de l’Europe. En effet, confrontée à un réveil des peuples enracinés, ceux du groupe de Visegrad (Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie) mais aussi de la Slovénie, de l’Autriche, de l’Italie ainsi qu’au Brexit britannique, la Commission Européenne se raidit. Jean-Claude Juncker, digne représentant de l’axe Macron-Merkel, incarnant l’idéologie libérale-libertaire globalisante se veut menaçant. Il ne peut y avoir d’alternative à l’ordo-libéralisme qui conduit la construction européenne depuis le Traité de Rome de 1957, complété et amplifié par le Traité de Maastricht de 1992. Alors que des Etats-Unis de Trump au Brésil de Bolsonaro, l’idée de protectionnisme fait son chemin sur toute la planète, l’Europe reste ouverte aux quatre vents.

 

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Face à la submersion migratoire qui menace d’emporter l’Europe depuis l’accroissement des débarquements de clandestins devenus massifs dès l’année 2015, l’Union Européenne reste tétanisée. Depuis les années 1980, ces mouvements de population clandestins n’ont fait que s’accroître jusqu’à en arriver à un point de rupture provoqué par la culture de l’accueil de Madame Merkel (Wïlkommenkultur) renforcé par son « Wïr Schäffen Wäs » (« Nous y arriverons »). En dépit des revers de la CDU en Allemagne et la montée de l’AFD, Emmanuel Macron a emboîté le pas à la chancelière allemande en exigeant que l’ensemble des Etats européens prennent leur part de migrants clandestins sous peine de mesures de rétorsion.

 

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Cette véritable idéologie immigrationniste forcenée continue d’être soutenue, promue et encouragée alors que ses conséquences les plus néfastes touchent de plein fouet toutes les nations d’Europe. Au milieu des attentats islamistes de plus en plus fréquents, la barbarie se déploie sous de multiples formes. En Allemagne, la grande place de Cologne devient, une nuit de la Saint-Sylvestre, une zone où les femmes allemandes sont violemment et sexuellement agressées par des migrants du Moyen-Orient ou du Maghreb. 

Au milieu des attentats islamistes de plus en plus fréquents, la barbarie se déploie sous de multiples formes.

Au Royaume-Uni, des milliers de jeunes filles anglaises des villes de Rochdale et Telford ont pu se faire violer pendant des années par des gangs d’origine pakistanaise, à la pleine connaissance des autorités municipales, policières, judiciaires et de l’ensemble des services sociaux de la ville ayant fermé les yeux par crainte d’être accusés de racisme. En France, en 2018, la finale de la coupe du monde de football entraîne un déferlement de violence de la part de nombreux jeunes d’origine extra-européenne, à l’encontre des policiers, des pompiers, des infrastructures publiques, des magasins, mais aussi, des femmes en général ainsi qu’à de simples citoyens heureux de la victoire de la France mais ayant probablement le tort d’avoir l’air trop européens.

 

 L’Europe est à la croisée des chemins. Elle doit choisir son futur lorsque celui-ci lui est imposé par les circonstances. Emmanuel Macron l’a encore affirmé récemment, les élections européennes verront s’affronter les « Progressistes » et les « Nationalistes ». Si nous rejetons ces appellations nous acceptons en revanche l’affrontement. En effet, nous dénions à ces autoproclamés « progressistes » la volonté de s’accaparer l’idée même de progrès et affirmons que leur vision progressiste est totalement dévoyée. Le « progrès » dont ils se revendiquent est en réalité un mot subterfuge ne signifiant pas autre chose à leurs yeux que le profit, l’enrichissement de quelques-uns au détriment de la grande masse du peuple.

 

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Ils se revendiquent démocrates s’opposant aux populistes mais ils n’ont en réalité jamais demandé leur avis aux peuples dont ils sont en charge sur la politique d’immigration en cours qui s’apparente bel et bien à une invasion. « Nationalistes », nous ne revendiquons pas ce terme trop souvent associé à des sentiments guerriers et belliqueux. Nationaux et patriotes, nous le sommes en revanche fièrement. Ils nous diront passéistes, arc-boutés sur nos ruines, nous nous dirons conservateurs des vieilles pierres, qui sont nos modèles pour les monuments que notre civilisation de bâtisseurs élèvera encore demain.

Ils nous diront passéistes, arc-boutés sur nos ruines, nous nous dirons conservateurs des vieilles pierres, qui sont nos modèles pour les monuments que notre civilisation de bâtisseurs élèvera encore demain.

À nous désormais de jouer cartes sur table et d’affirmer franchement ce que nous voulons. Là où Emmanuel Macron tente d’opposer son camp qui serait celui des « pro-européens » au nôtre qui serait celui des « anti-européens », nous ne devons pas commettre l’erreur fatale de tomber dans son piège. Nous devons nous revendiquer fièrement européens aux côtés de nos si proches cousins italiens, des Autrichiens, des Hongrois, des Polonais et de tous les peuples européens enracinés qui refusent d’être déracinés par l’ordo-libéralisme dont Emmanuel Macron, « Leader of the Free Market » est le premier représentant. 

 

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Nous devons leur répondre haut et fort, « Nous sommes les véritables Européens ! ». Là où vous tentez d’effacer l’Histoire et les traditions des vieilles nations européennes, pour faire de notre continent une vaste bourse d’affaire où les peuples et les êtres qui les composent seraient interchangeables au seul bénéfice du dieu Argent, nous avons un autre projet. Notre projet, qu’il se réalise au sein de l’Union Européenne actuelle, d’une future Union des Nations Européennes ou de toute autre structure potentielle, est celui de sauver la civilisation européenne des périls qui la menacent.

Ils se revendiquent démocrates s’opposant aux populistes mais ils n’ont en réalité jamais demandé leur avis aux peuples dont ils sont en charge sur la politique d’immigration en cours qui s’apparente bel et bien à une invasion

Là où leur projet est de dissoudre l’Europe dans un magma mondialiste, notre projet est que des députés européens soucieux de l’avenir de leur civilisation soient élus en masse au parlement européen pour remettre la construction européenne sur de bons rails, ceux qui conduisent à l’intérêt des peuples et au respect de leurs identités. Notre projet est de retirer des mains des élites mondialistes le destin de l’Europe qui n’est pour eux qu’une matière indifférenciée dont ils ont fait leur jouet. 

 

Des colonnes d’Hercule à la Mer Egée, des Fjords d’Islande à ceux de la Baltique, notre projet est de faire prendre conscience aux peuples d’Europe que nous sommes une seule et même civilisation et qu’il appartient à nous, patriotes enracinés, de la construire selon la forme que nous voudrons lui donner, sans quoi les banquiers et les marchands la détruiront sur l’autel du progrès. De l’Acropole au Colisée, de la cathédrale de Cologne au Mont Saint-Michel, toutes les bannières des peuples d’Europe doivent maintenant se lever pour défendre, construire et continuer à faire grandir cette magnificence plurimillénaire qu’est la civilisation européenne.

 

 

Romain Sens

 

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rsens@lincorrect.org

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