L’intervention russe en Ukraine dure depuis plus de trois mois et l’Europe ainsi que les Européens ressentent une certaine forme de solidarité ; même le Danemark qui, d’habitude, prône une politique de « zéro réfugié », ouvre ses frontières aux Ukrainiens qui fuient la guerre. Et, ô surprise, à gauche, on dénonce une différence de traitement entre les réfugiés ukrainiens et les autres, en majorité africains et bien souvent musulmans. Pourquoi serait-on mieux disposés à l’égard des premiers que des seconds ?
Normalement, quand survient une guerre, les personnes qui la subissent cherchent à se réfugier dans les pays voisins. C’est plus simple logistiquement mais, surtout, l’idée est de revenir chez soi dès que possible. Par exemple, s’agissant des Syriens, c’est le Liban qui en accueille le plus. Et pour l’Ukraine, c’est la Pologne.
Un niveau étonnant en mathématiques
La plupart des Ukrainiens qui sont arrivés en France sont des femmes et des enfants (les deux tiers du total selon le ministère de l’Intérieur), les hommes restant défendre leur pays. Cela contribue puissamment à l’envie de retour au pays, un fois le conflit terminé. A contrario, les vagues du Maghreb et du Moyen-Orient des dernières années étaient composées majoritairement d’hommes qui laissent leurs femmes et leurs enfants dans leurs pays d’origine.
La tendance en France indique une forte baisse de niveau dans les établissements scolaires et plus encore dans ceux confrontés à l’immigration
Compte tenu de la situation, les enfants ukrainiens arrivés en France ont dû s’adapter au système scolaire français et donc à la langue française qu’en principe, ils ne parlent pas. En se basant sur les résultats de l’Éducation nationale vis-à-vis des dernières vagues migratoires, on aurait pu croire qu’ils n’y arriveraient pas. Effectivement, la tendance en France, depuis déjà plusieurs années, indique une forte baisse de niveau dans les établissements scolaires, surtout publics, et plus encore dans ceux confrontés à l’immigration. Le département d’études statistiques du ministère de l’Éducation nationale a interviewé, en 2019, 6 000 élèves de CM2 s’agissant de leur maîtrise des mathématiques. De manière générale, à la fin de l’année, le score moyen a chuté de 250 en 2008, à 232 en 2019. Ce niveau varie en fonction de la localisation des écoles, plus particulièrement dans les banlieues. Coïncidence ? Pourtant la France a mis tous ses moyens à leur disposition.
Or, selon l’avis de nombreux professeurs, par un très grand hasard, les enfants ukrainiens seraient largement en avance sur leurs congénères français : un niveau en mathématique supérieur – un an d’avance parfois ! De fait, les professeurs ne tarissent pas d’éloges sur ces jeunes réfugiés de guerre.
Pas d’insécurité
Sur un autre plan, alors que le lien entre immigration arabo-africaine et délinquance n’est plus à prouver, on attend toujours vainement des « faits divers » rapportant délits, des agressions, ou des meurtres commis par des réfugiés ukrainiens. Serait-ce parce qu’ils n’existent pas ? Parce que les migrants venus de pays européens seraient plus disposés à s’assimiler que ceux qui viennent d’autres cultures exogènes à la nôtre ? Le gouvernement semble loin d’avoir fait ce constat, lui qui parle de « supporters anglais » quand le monde entier a pu voir les ravages de l’immigration chez nous.
La France n’aspire pas à refuser toute immigration. Simplement un certain type d’immigration, qui n’est pas liée à la guerre, qui ne fait pas d’efforts pour s’assimiler, qui pose de graves problèmes de sécurité. Il y a les bons et les mauvais migrants.





