C’était le 17 février : le président sénégalais Macky Sall se déplaçait en personne à l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar pour réceptionner 200000 doses du vaccin anti-covid chinois Sinopharm en provenance de la République Populaire. Selon le journal Le Soleil, elles auraient fait l’objet d’une transaction avec Pékin d’un montant de 2,2 milliards de francs CFA (soit 3,3 millions d’euros).
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À cette occasion, le chef de l’État s’engageait devant les caméras de la télévision nationale RTS à lancer les premières vaccinations dès la fin du mois. L’événement témoigne de la stratégie du gouvernement chinois pour devancer les puissances occidentales dans la course au vaccin en Afrique. Profitant du retard dans la mise en œuvre par l’OMS de son dispositif COVAX (« COVID-19 Vaccines Global Access ») qui prévoit l’envoi de doses gratuites dans 145 pays d’ici fin juin 2021, l’Empire du milieu a déjà distribué 200000 doses gratuites au Sierra Leone et s’est engagé à en donner 100000 autres à la Tunisie.
Beaucoup moins chers que ceux des concurrents Pfizer-BioNtech, Johnson & Johnson ou Moderna, les vaccins chinois Sinopharm et Coronavac ont également l’immense avantage de pouvoir être conservés au réfrigérateur à une température entre 2 et 8 degrés
D’autres pays africains – parmi lesquels le Zimbabwe, l’Égypte, le Maroc ou la Guinée équatoriale – ont aussi reçu leurs doses de vaccin Sinopharm, d’une efficacité évaluée à 79 %. Beaucoup moins chers que ceux des concurrents Pfizer-BioNtech, Johnson & Johnson ou Moderna, les vaccins chinois Sinopharm et Coronavac ont également l’immense avantage de pouvoir être conservés au réfrigérateur à une température entre 2 et 8 degrés. Cela les rend facilement exportables vers des pays chauds. Le géant asiatique a d’ores et déjà gagné la bataille du vaccin en Afrique, et en offrant généreusement des doses ou en les vendant à bas prix, le gouvernement de Xi Jinping renforce son leadership sur le continent africain.





