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DOSSIER LBGT – UN LOBBY LGBT, LA PREUVE PAR LA LOI

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Publié le

7 mars 2020

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– « Ah, le fameux lobby gay ! Celui qui contrôle la presse, qui place ses membres aux postes de pouvoir, qui met les politiques à sa botte, etc. Soyons sérieux… Le lobby gay n’existe pas » explique l’AJL (L’Association des journalistes lesbiennes, gays, bies, trans et intersexes) dans son « kit » de bonnes pratiques adressé à la presse. Or le lobby est un terme qui a une signification juridique claire.
@DR

La Haute Autorité pour la transparence de la vie (HATVP) a été créée le 11 octobre 2013, suite à un rapport de Christophe Sirugue, président de la délégation chargée des représentants d’intérêts et des groupes d’études, au nom du Groupe de travail sur les lobbies à l’Assemblée nationale. Cette Haute Autorité tient à jour un fichier où sont répertoriés tous les lobbys. Parmi eux le MEDEF, TOTAL, L’union française des industries pétrolières… et SOS Homophobie. Dans la fiche HATVP, figurent les niveaux d’interventions : local, national, européen, mondial. SOS Homophobie est accrédité pour les quatre. Figurent aussi les secteurs d’activité. Pour SOS Homophobie : Affaires étrangères, coopération internationale, Éducation, enseignement supérieur, formation, travail, emploi, solidarité, justice, questions de société. Les personnes chargées de la représentation d’intérêt sont quatre : Véronique Godet, Jérémy Faledam, Véronique Cerasoli et Clément Molizon.

Lire aussi : Dossier LGBT – Au commencement était HES

Sur l’année 2018, l’association a « effectué ces activités de représentation d’intérêts » en organisant des « discussions informelles ou des réunions en tête-à-tête » avec des « députés ; sénateurs ; collaborateurs parlementaires ou agents des services des assemblées parlementaires » sur « l’ouverture de la Procréation médicalement assistée (révision des lois de bioéthique) ». C’était en 2018, expliquent-ils. En 2019, rebelote, mais cette fois indirectement puisque c’est TBWA Groupe qui officia au nom de l’association. Autre fait intéressant, la décision du tribunal administratif de Paris du 23 novembre 2012, annulant l’arrêté du 24 juillet 2009 octroyant à l’association SOS Homophobie un agrément au titre des associations complémentaires de l’enseignement public pour une durée de cinq ans. Une annulation à la suite d’une saisine par des parents d’élève. La motivation de la décision : « Sont à ce point insuffisamment nuancés qu’ils portent atteinte au principe de neutralité qui s’impose aux associations qui interviennent dans l’enseignement public ». Un agrément redonné dès 2013 par Vincent Peillon alors ministre de L’Éducation nationale.

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