Mon compagnon
On ne vous parle pas de plier loulou en huit pour le faire rentrer dans votre sac à main. Un compagnon, c’est ce ravissant objet de maroquinerie où vous rangez vos cartes fidélités, papiers de la bagnole, vos millions d’euros en petit coupure de privilégié.e, le post-it pour les courses et les tickets de carte bleu pour faire genre que vous faites vos comptes. Certains comportent même un mini agenda ou un compartiment smartphone. Bonus, vous disposez désormais d’un nouveau mot ultra snob pour crâner à l’apéro.
Des mouchoirs
Tâche d’eau, mascara qui se barre, le petit dernier qui vous bave dessus… le mouchoir en papier est l’atout magique, celui qui vous fera passer pour une sauveuse auprès de ce pote qui a « oublié Bon BaGuet chez Boi ». Si vous n’en avez pas l’usage, vous pourrez toujours en filer à un professionnel de l’indignation à la larme facile (trouvable en fac ou en manif).
NB : désolé Sainte Greta, mais les mouchoirs en tissus lavables sont une invention du démon.
Deux trois indispensables makeup
On ne parle pas de l’eyeliner, technique trop puissante à manier au calme à la maison. On préfèrera un petit poudrier pour corriger la matité à la mi-journée, de préférence avec miroir inclus pour économiser de la place, un rouge passe-partout qui vient rectifier le déjeuner pro et un mini mascara, brun si vous avez les yeux clairs. Pas question de forcer ou foncer les couleurs, même si on a les yeux au milieu du visage ; ça ne ferait qu’empirer ! En pleine journée, on se limite à rectifier au naturel.
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Un masque et du gel hydroalcoolique
Mais si, les tout petits tubes qui sentent bon ! On sait très bien que les masques sont un complot des aliens nazis de la lune, mais pour aller chercher son pain, ça reste indispensable. Et peut même nous éviter de choper une vilaine grippe. Demandez à mamie de vous en coudre en imprimé pattes de coqs, très tendance cet automne.
Une bombe lacrymo / au poivre
Comme vous le savez, notre pays est particulièrement calme. Absolument pas gangréné par les agressions des Jean-Eudes et Gonzague. Il est donc recommandé de sortir de chez soi avec un peu de quoi se défendre, faute d’avoir un berger malinois ou un char d’assaut.
Un traité de poésie
Drôle d’idée ? Pas tant que ça. Déjà, c’est plus léger qu’un roman (que vous vous promettez de lire mais que vous n’ouvrez jamais). Ensuite, pas besoin d’une heure devant soi. Une file d’attente = Le temps pour un sonnet. Est-ce utile ? Non. Est-ce qu’on en a besoin ? Absolument.
Un chapelet
On met bien des Saint Christophe dans les bagnoles, après tout. Pourquoi ne pas emporter un peu de foi dans son sac ? Quand on sera en train de chercher nos clefs en pestant devant la porte, ou de sortir son portable pour scroller dans le métro, le chapelet nous fait déconnecter quelques secondes. Le temps d’adresser une pensée de gratitude, et de se recharger auprès du Patron pour le reste de la journée.
En bref : on n’oublie pas les indispensables et on se débrouille pour rajouter juste ce qu’il faut pour être plus snob qu’un hipster à un happening opéra No/cocktail aux graines de lin.





