Un appel né sur Tik Tok (véritable mirador pour pédophiles et machine à sexualiser les petites filles) a circulé sur les réseaux sociaux invitant les collégiennes et lycéennes à venir en cours dans des « tenues provocantes » et très maquillées. Initiative soutenue entre autres par Angèle, Marlène Schiappa et el famoso collectif « féministe » Nous Toutes, fondé par la célèbre élargisseuse de trottoirs Caroline de Haas.
Trois ans après sa proposition urbanistique, c’est toujours le silence radio quand des femmes sont régulièrement violées par des hommes en situation irrégulière, souvent multirécidivistes et pourtant pas expulsés. Pas plus tard que la semaine dernière à Angers, une étudiante de 20 ans a été séquestrée battue et violée durant plusieurs heures par un migrant kosovare multirécidiviste (déjà « interdit de territoire », et pourtant « non-expulsable »). Mais vous pourrez chercher sur la page Facebook de Nous Toutes, vous ne trouverez rien sur l’affaire. En revanche comptez sur elles pour monter au créneau lorsque Elisabeth Moreno, notre nouvelle ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, défend la complémentarité hommes-femmes et les blagues devant la machine à café. – Mention honorable aux militantes du collectif féministe Némésis qui dénoncent régulièrement cette indignation à géométrie variable.
Évidemment qu’une tenue ne justifie jamais une quelconque agression. Sauf que dans certains quartiers où Caroline de Haas et Angèle ne mettent certainement jamais les pieds, les jeunes filles sont obligées d’être les plus masculines possible pour ne pas subir de violences
Bon, revenons-en à nos jupons. Les jeunes filles ont donc été incitées à se rendre en classe vêtues de mini-jupe, crop-top et autres vêtements estivaux. Les féministes nous disent « il faut arrêter de sexualiser le corps des jeunes filles » ce qui est plutôt comique vu qu’elles sont les premières à réclamer que ces mêmes jeunes filles soient libres sexuellement et aient accès à tous les moyens de contraception gratuitement, dès 12 ans. Il faudrait vous décider mesdames : soit les adolescentes sont des êtres asexués comme des petites filles, soit elles sont sexuées.
Outre cette énième contradiction féministe, c’est surtout l’hypocrisie et l’irresponsabilité crasse qui nous choquent. Vu le contexte d’augmentation exponentielle des agressions, inciter les adolescentes à venir en classe dans des « tenues provocantes », c’est un peu comme lâcher un troupeau de brebis sur le territoire des loups en leur disant « habillez-vous comme vous le voulez, si vous êtes agressées, vous n’êtes pas fautives ». Merci ! Évidemment qu’une tenue ne justifie jamais une quelconque agression. Sauf que dans certains quartiers où Caroline de Haas et Angèle ne mettent certainement jamais les pieds, les jeunes filles sont obligées d’être les plus masculines possible pour ne pas subir de violences. Sauf que cela, le féminisme de gauche le nie. Soi-disant le harcèlement et les violences seraient les mêmes dans tous les quartiers. C’est faux. Baladez-vous en mini-jupe dans le VIIIe arrondissement, puis à Porte de la Chapelle, vous verrez la différence (ne le faites pas). C’est d’ailleurs ce qu’ont montré, vidéos à l’appui les militantes du collectif Némésis.
Lire aussi : Antifascisme en jupon
Si les féministes de gauche s’indignaient autant contre les agresseurs « racisés » que contre les agresseurs blancs, et qu’elles réclamaient l’expulsion immédiate des violeurs en situation irrégulière, on pourrait au moins leur reconnaître un certain souci de cohérence. Sauf qu’il n’en est rien.
Bien qu’elles aient raison lorsqu’elles disent que le problème n’est pas la tenue mais l’agresseur, elles instrumentalisent des filles mineures, pour un combat qu’elles n’ont pas le courage de mener elles-mêmes. Gerbant. Qu’elles aillent manifester en crop-top et mini-jupe dans un lycée d’Aubervilliers et on en reparle.
Ensuite sur l’aspect purement pratique du vêtement à l’école : il arrive effectivement que des établissement se montrent plus stricts avec les filles qu’avec les garçons. Mais globalement ce sont plutôt les filles qui sont favorisées : à 35 degrés, elles peuvent venir en robe ou en jupe.
Tolérerait-on que les garçons viennent à l’école ou en entreprise les poils à l’air et les roubignoles moulées dans un mini-short ? Bien sûr que non
Certaines jeunes filles suiveuses du mouvement ont dénoncé des réflexions venant de l’administration de leur lycée, telles que : « Elles vont exciter les garçons ». On comprend leur colère, mais encore une fois, il faut être réalistes. Les adolescents sont des espèces d’incubateurs d’hormones. Cela ne veut pas dire que sous prétexte de voir un bout de cuisse, les garçons soient autorisés à se transformer en pourceaux libidineux. Simplement c’est l’une des raisons pour lesquelles l’école doit être un lieu où l’on porte une tenue sobre, garçons comme filles.
L’école ce n’est pas la plage, ni le parc à côté de chez soi. On vient dans une tenue neutre, sans montrer son ventre, ni ses cuisses. Parce qu’on arrête le délire, bien sûr que le corps est sexué. Sinon, on se baladerait nus et cela ne choquerait personne. Il n’y aurait d’ailleurs pas de délit d’exhibition sexuelle. Tolérerait-on que les garçons viennent à l’école ou en entreprise les poils à l’air et les roubignoles moulées dans un mini-short ? Bien sûr que non. Vous voulez l’égalité les filles ? Assumez-là. En entreprise, à un rendez-vous professionnel, on ne vient pas en crop-top. Simplement parce que cela ne se fait pas. C’est peut être regrettable, mais nous ne vivons pas en Amazonie. Chaque pays a ses codes culturels, et en France il y a une tenue pour chaque occasion : une tenue pour sortir en boîte, une tenue pour faire son footing, une tenue pour un entretien, une tenue pour l’école. C’est la différence entre la tenue décontractée et la tenue professionnelle. L’école étant un milieu semi-professionnel, on adapte sa tenue. Point barre.





