Skip to content

Amy Coney Barrett : la gauche s’arrache les cheveux

Par

Publié le

28 septembre 2020

Partage

Chez nos plus grands alliés américains, le jour était venu pour le Président Trump de nommer son candidat à la Cour Suprême. Et là, c’est la consternation. On a entendu les cris de désespoir du Camp du Bien depuis ce côté-ci du grand lac. Elle est brillante, elle a mené son foyer de sept enfants en parallèle de son impeccable carrière, et en prime, elle a le culot d’être belle. Amy Coney Barrett est pressentie pour devenir l’une des Neuf.
Juge.barett

La Cour Suprême

Nommer un nouveau juge à la cour suprême des Etats-Unis fait partie des actes majeurs que le Président américain peut poser dans son mandat. Il inscrit les valeurs du chef d’Etat dans la durée. Pour Trump, l’occasion est inespérée. Les démocrates pensaient pouvoir zapper le mandat de Trump à la fin de l’année. Loupé. À cause du décès de la très libérale juge Ruth Bader, Trump aura à nommer un troisième juge à la Cour Suprême. Déjà les boucliers se lèvent. Quel visage, préalablement sujet à suspicion, le si polémique Trump allait-il exhiber comme son poulain ?

Mère et juge

Et là stupeur, horreur. Déjà ce n’est pas un homme, mais une femme. Et pas n’importe quelle femme. Une mère de famille de 48 ans, catholique dans un pays protestant, brillante juge à la carrière irréprochable. Hélas, son CV est désespérément impeccable. Pas un cas suspect, pas un écart privé avec lequel traîner son nom dans la boue.

Selon le théorème du Progrès, toutes les femmes sont fabuleuses et méritent le respect […] Enfin, presque toutes. Le totem d’immunité ne fonctionne pas pour celles qui pensent mal. Par exemple pour Amy Coney Barrett

On pourrait croire qu’être une mère de famille de sept enfants, dont deux adoptés et un souffrant un syndrome de Down, mais aussi working woman à succès, suffirait à placer Barrett au panthéon des égéries de la cause féministe. Une de ces femmes fortes et indépendantes dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée. Selon le théorème du Progrès, toutes les femmes sont fabuleuses et méritent le respect pour réussir à combiner vie professionnelle et vie privée. Enfin, presque toutes. Le totem d’immunité ne fonctionne pas pour celles qui pensent mal. Par exemple pour Amy Coney Barrett.

Garantie 100 % avec conservateurs

Le parfait camp du Progrès s’interroge : peut-on critiquer une femme si elle ne possède pas le bon logiciel idéologique ? La très performante Amy Barrett a déjà été soumise à la question lors de son investiture en tant que juge fédérale en 2017. Pour questionner une femme il en fallait une autre.

Lire aussi : Une milice noire, cauchemar des blancs américains

La juge Feinstein fut l’une des nombreux démocrates à demander des comptes à Barrett, pour en tirer cette conclusion : « Je pense que toutes les religions ont propres dogmes. La loi, c’est autre chose. Et dans votre cas, professeur, la conclusion que l’on peut tirer est que le dogme vit très fort en vous, et cela pose un problème. » Manière presque élégante de souligner la foi catholique de la future juge Barrett. On accordera le bénéfice du doute à ce tribunal inquisitoire : peut être aurait-il posé la même réserve face à un juge d’une autre confession.

Pro armes, pro vie

Comment se fait-il que le joker « femme » ne suffise plus à nos ayatollahs de la bien-pensance ? Y aurait-il un code caché, une raison secrète ? Il faut dire que cette défenseuse du second amendement ne cache pas ses inclinaisons religieuses. Par exemple, elle se prononce ouvertement contre l’avortement et contre le mariage homosexuel. Elle réserve seulement ces considérations à des contextes précis. Comme par exemple à la remise des diplômes de l’école confessionnelle de droit Notre Dame, où elle déclare : « Si vous pouvez garder à l’esprit que votre but fondamental dans la vie n’est pas d’être un avocat, mais de connaître, aimer et servir Dieu, vous serez véritablement un avocat d’un autre genre. » On comprend que certains aient leurs vapeurs.

Avec la juge Barrett à la Cour Suprême, six des neuf juges seront conservateurs. Rappelons que la Cour Suprême valide aussi l’élection présidentielle : avec cette échéance désormais à vue, la nomination du juge Barrett devient le dernier, et l’un des plus gros enjeux de la fin de mandat de Trump.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest