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Le Diable, tout le temps : notre critique

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Publié le

21 octobre 2020

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Avec Le Diable, tout le temps, Tom Holland essaye de peindre une Amérique d’après-guerre où pullulent anciens combattants, dévots, tueurs en série, shérif véreux et pasteur douteux. Si la fresque était prometteuse, le film pèche par des enchaînements trop rapides et des personnages trop inégaux.
Le diable tout le temps

On ne pensait pas Netflix capable de tant d’audace. Imaginez une Amérique d’après-guerre, dans un Sud becté par la médiocrité humaine, où l’on croise anciens combattants, dévots, tueurs en série, shérif véreux et pasteur douteux. Avec un scénario étalé sur vingt ans, Le Diable, tout le temps (adapté du roman du même nom de Donald Ray Pollock) entremêle plusieurs histoires multi-générationnelles dans une ambiance poisseuse sans mégoter sur la cruauté.

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Les références pleuvent, on pense à Faulkner et aux Frères Coen. La mise en scène d’Antonio Campos est soignée et la distribution se met au diapason. Les ingrédients pour ressusciter les grands films noirs sont bien présents, mais l’ensemble reste malgré tout fort bancal et les 2 h 28 semblent trop courtes pour assumer l’ambition de ne pas tronçonner l’œuvre originale. Le film pèche par des enchaînements trop rapides et des personnages trop inégaux pour offrir la grande fresque espérée. Bien tenté.

Le Diable, tout le temps d’Antonio Campos avec Tom Holland, Robert Pattinson et Haley Bennett. 2h28. Sur Netfix.

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