La première, tenue par la gauche républicaine et la « droite molle », place la liberté d’expression comme valeur indépassable dans la République avec son corollaire du droit au blasphème. S’arroger le droit presque divin de critiquer et ridiculiser les religions serait une preuve absolue de la grandeur d’une civilisation. Et puis après tout ce que les cathos ont supporté, les nouveaux arrivants, devant la grandeur de notre modèle social, devront bien s’y soumettre également. « D’un côté on te donne le RSA, de l’autre on moque ton prophète ». Et bien entendu, à l’instar de Le Drian, ministre des Affaires étrangères, il est interdit de faire un rapprochement quelconque entre terrorisme et immigration. Car c’est bien là le verrou à faire sauter.
La stratégie du pays inclusif
Finalement, le meurtre de Samuel Paty n’aura fait que renforcer cette vision du monde datée. Le corps enseignant, habitué au « pas de vague », ne verra pas le rapport entre immigration et terrorisme, mais entre religion et violence. Nous pourrions lui conseiller la lecture de René Girard. Ainsi comprendrait- il que le cultuel est toujours premier face au culturel, et que la violence religieuse est créatrice de civilisation. La clé de voûte de ce passage est la violence sacrificielle. La France se fondant sur le sacrifice du Christ rédempteur et la fin de la vision de l’ordo ab chaos archaïque, proposait alors une vision du monde linéaire vers le moins de violence possible. L’islam, quant à lui, effectue un retour au primitif et a besoin de voir le sang couler pour coaguler son clan et imposer sa loi.
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Ainsi, ce que le camp inclusif pense repousser en mêlant le christianisme et l’islam dans le même terme de « religion », il le renforce en écartant ce qui devrait être le contre-poison de la violence : le Christ. De même, c’est bien dans un monde culturellement chrétien que leur si cher blasphème pourrait s’exercer. Méprisé par la majorité, il serait toutefois toléré d’un côté, ignoré de l’autre mais certainement pas porté en valeur universelle de la liberté. Leur liberté n’est que le voile de leur soumission.
La stratégie du pays réel
La seconde stratégie, portée par une minorité de plus en plus visible dans le camp du politiquement incorrect national, tente de faire face à l’islam par la France, ce génie européen sanctifié par le christianisme. En clair, si c’est le droit au blasphème qui porte la République, c’est bien le catholicisme qui porte la France. D’un côté l’alliance entre l’islam et les idiots utiles républicains, et de l’autre le camp de la France.
Cette stratégie, que nous nommerons ici « patriarcale », devrait opérer par trois actions concrètes. D’abord, remettre le père de famille au centre du système nucléaire français, en complémentarité avec la mère, d’un côté l’autorité, de l’autre la sainteté. Ensuite, exiger un père de la nation, qu’il soit président, roi ou général, l’heure n’est pas à cette querelle, il y va de notre survie. Enfin, rapatrier Dieu le Père au cœur de la France, fille aînée de l’Église. On mesure le travail qu’il reste à accomplir après le refus d’autoriser les messes malgré l’appel de plusieurs évêques.





