Les signaux d’encouragement demeurent faibles. On pourrait presque y croire. Ça ressemblerait à s’y méprendre… à un conte de Disney. Et si la major américaine s’ouvrait à l’inclusivité ? Et si enfin nous pouvions espérer un avenir où tou.te.s seraient représenté.e.s. de manière inclusive et éco-consciente ? On avait assisté avec bonheur à Vaïana, premier long-métrage figurant une héroïne sans romance hétéronormée. Mais même ces élans de (fausse ?) générosité légèrement déplacés ne peuvent masquer à eux seuls les pires moments passés du studio.
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On est encore scandalisés de la culture du viol promue par les dépotoirs à idées masculinistes que sont La Belle au bois dormant et Blanche-neige. Les jeunes filles sont jetées en pâture dans l’imagerie d’un autre siècle : non, un baiser non-consenti lors d’un sommeil provoqué n’est pas un acte banal. Désormais, Disney signale ses anciennes productions problématiques en y apposant le label « culturellement daté », à la manière des avertissements d’âge. Mais cette démarche est perçue par beaucoup d’acteurs publics comme hypocrite : si le conseil éditorial de la firme avait réellement les valeurs de bienveillance à cœur, ces œuvres sujettes à caution auraient été purement et simplement retirées de la circulation – ou retravaillées.





