Prenez les leaders du tiers-monde : tous chez Smalto ! Bouteflika et ses cols pointus, Erdogan et son air de clébard à qui on file des coups de pied au cul, même Kadhafi gardait souvent la cravate sous ses rideaux de bain « fennec du désert ». L’inoubliable Mobutu avait, quant à lui, lancé la mode de « l’abacost » (à bas le costume) pour « affranchir la population zaïroise de la culture coloniale ». Cela aura d’ailleurs été son unique contribution à la culture mondiale. Le cravate était interdite et c’était la grande époque de la « zaïrianisation » de la société. Aujourd’hui, seul Kim Jong-Un poursuit la mode abacost du fin fond de sa Corée, ce qui n’est pas tout à fait un gage de hypitude.
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Et nos grands penseurs décolonialistes ? Tous en costards ou en style européen ! Malcom X, Frantz Fanon, Tariq Ramadan (toujours sans cravate ! Très « abacost » pour le coup). Et la Bouteldja ? À part le vieux turban crasseux, ça sent quand même la carte de fidélité chez Zara. D’ailleurs aucun « décolonialiste » ne reprend les standards de l’adaptation africaine de la « norme blanche » : la mode « sapeurs » avec ses couleurs invraisemblables ultra-flashys. Question de crédibilité intellectuelle sûrement. Au final, qu’est-ce que les « peuples colonisés » ont inventé en matière de mode ? Les boubous Giscard pour mamas obèses ? Les robes de tarlouzes genre « kamis » avec babouche en tire-bouchon ? La burqa ? Même le Wax a été repris par l’Afrique aux Hollandais. La vérité c’est qu’au niveau vestimentaire, si les blancs criaient à l’appropriation culturelle, les trois quarts de la planète se retrouveraient à poil.





