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Thaïs d’Escufon : « Nous voulons montrer qu’en étant organisés, il est possible de protéger nos frontières »

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Publié le

19 janvier 2021

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Après ses opérations de protection des frontières dans les Alpes, le groupe Génération Identitaire renouvelle une action similaire au Col du Portillon dans les Pyrénées. Thaïs d’Escufon, jeune militante depuis trois ans et devenue porte-parole du groupe, nous explique l’objectif de cette action.
GI

Pourquoi le Col du Portillon a-t-il retenu votre attention ?

Le 5 janvier 2021, la préfecture de Haute-Garonne a demandé la fermeture temporaire de ce point clef emprunté par beaucoup de migrants clandestins. Cette décision était motivée par le constat « d’une menace migratoire et terroriste très élevée ». Comme l’immigration massive est le moyen privilégié des terroristes islamistes pour s’introduire en Europe, nous avons décidé de prêter main forte aux équipes douanières. D’autre part, nous demandons aux autorités de fermer véritablement l’ensemble des frontières et pas seulement une partie. En effet, si cette menace existe sur le Col du Portillon alors elle aussi valable pour toutes nos frontières. Nous refusons que davantage de terroristes s’infiltrent sur notre territoire !

Le col est-il véritablement fermé ?

Lorsque nous sommes arrivés sur le Col, il n’y avait pas de forces de gendarmerie présentes, aucune sécurité, pas même un panneau pour indiquer que l’accès est interdit. Certaines routes sont peut-être barrées, mais nous n’avons pas vu de forces de l’ordre. Il y a donc un véritable problème.

Nous voulons montrer qu’en étant organisés, il est tout à fait possible de protéger nos frontières. Si cela n’est pas fait, c’est donc pour des raisons purement idéologiques, qui passent visiblement devant la sécurité de notre peuple.

Cependant, l’arrêté préfectoral est une preuve qu’il y a un danger terroriste lié à l’immigration. Nous dénonçons l’immigration massive en partie pour cette raison. Il est logique de fermer les frontières à cause de la situation sanitaire, mais le problème migratoire persiste avec ou sans Covid.

Quel est le mode opératoire si l’une de vos patrouilles rencontre un groupe de clandestins ?

Si nos équipes de surveillance croisent un individu suspect, alors nous appellerons les forces de l’ordre dont c’est le travail, pour qu’ils l’interpellent. Ceux-ci l’expulseront du territoire si son statut n’est pas en règle.

Quel message voulez-vous communiquer à l’opinion publique ?

Nous voulons montrer qu’en étant organisés, il est tout à fait possible de protéger nos frontières. Si cela n’est pas fait, c’est donc pour des raisons purement idéologiques, qui passent visiblement devant la sécurité de notre peuple.

Lire aussi : Damien Rieu : « L’État cherchait à punir l’humiliation dont avait été victime le ministère de l’Intérieur »

Nous voulons alerter, et espérons faire réagir le gouvernement, comme nous l’avions fait dans les Alpes. À l’époque, Gérard Colomb avait envoyé des renforts de police. Nous faisons cette action aujourd’hui au Col du Portillon parce que l’État n’y fait pas son travail et ne protège pas ses citoyens.

Vos actions dans les cols ont une valeur symbolique et politique, comptez-vous les rendre plus efficaces et systématiques à l’avenir ?

Évidemment cette opération est avant tout symbolique et politique, car nous souhaitons attirer l’attention des médias sur le problème migratoire, son lien avec la menace terroriste, mais surtout démontrer que le contrôle des frontières est possible. D’autant plus que ces sujets ne sont pas au cœur des préoccupations du gouvernement en ce moment. Nous agissons en fonction des événements : avant de futures actions comme celle-ci, nous attendons de voir la réaction de l’exécutif, surtout si la menace perdure et s’accroît.

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