La nouvelle loi bioéthique, qui prévoit l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, continuera d’agiter les débats quelque temps. En deuxième lecture, les élus de l’Assemblée nationale et du Sénat n’ont pas su tomber d’accord sur le texte à voter. Après un coup de théâtre rocambolesque, les sénateurs des Républicains avaient rejeté l’article premier du texte, le vidant ainsi de sa substance. Une « farce de mauvais goût » pour la gauche. Le projet de loi avait finalement été voté, amputé de ses mesures principales. Comme le prévoit la procédure législative ordinaire, c’est une commission mixte paritaire qui devait permettre aux députés et sénateurs de trouver un terrain d’entente. Particulièrement actifs sur le dossier, les députés LR Patrick Hetzel et Thibault Bazin, et le sénateur et rapporteur Muriel Jourda en faisaient partie. Aucun accord n’a cependant été trouvé, et la commission n’aura été bonne qu’a entériner la discorde. En conséquence, le texte sera de nouveau débattu devant l’Assemblée nationale, en troisième et dernière lecture.
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Dans un communiqué, la présidente de la Manif pour tous Ludovine de La Rochère a rappelé au président de la République qu’il avait fait du consensus la condition nécessaire à l’adoption de la loi bioéthique. « En politique, il faut toujours éviter la surenchère et le passage en force, surtout sur des questions sensibles comme les sujets sociétaux telles que la bioéthique, la PMA sans père ou la GPA. Il faut aussi respecter ses engagements. Lorsque le consensus est présenté comme une condition sine qua non et qu’il n’est pas présent, il faut savoir le reconnaître. » « Le fait est que plus les débats avancent, plus l’opposition au projet de loi bioéthique se renforce » constate t-elle, tout comme l’IFOP qui rendait compte dans un sondage que 73% des jeunes « estiment que le projet de loi doit être suspendu » ou défait « des mesures qui divisent ». Ce sondage rappelle donc que la promesse d’unité des Français n’est pas remplie, pour quelques avancées progressistes – « ni bio, ni éthique » nous disait le sénateur LR Sébastien Meurant. Emmanuel Macron préférera t-il la PMA pour les couples de femmes au consensus ? C’est la question que pose aussi le député LR Patrick Hetzel, appelant le gouvernement au bon sens en retirant ou le projet de loi dans sa totalité, ou ses éléments de discorde. Dans une tribune, il tirait la sonnette d’alarme : « Les questions que pose la loi bioéthique sont trop graves pour passer en force ».





