Le « chaos en France » est en train de passer de l’état de prédiction à celui de réalité. Et du haut de leur posture hors les sols, les politiques prennent ombrage de ce que des observateurs les en alertent et soulignent leur responsabilité. Leur hystérie n’impressionne plus personne, à l’image des sempiternels superlatifs de l’horreur, dont le peuple français est gratifié lorsque coule son sang. Scrogneu-gneu, invectives et inutiles gesticulations, ces ingrédients de marketing visent davantage à emporter un hypothétique soutien électoral lors de la prochaine parodie démocratique qu’à mener une véritable action.
L’oligarchie politique est l’héritière d’un patrimoine exceptionnel, qu’elle a laissé glisser au bas de l’échelle morale et sociale du monde. Méthodiquement et avec hâte, elle « déconstruit » ce que des centaines d’années avaient péniblement façonné. Elle est le fossoyeur de la culture, du style et de la pensée dont la France devrait légitimement s’enorgueillir. En conscience, elle annihile tout notre passé.
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Quand le chaos sera installé, il sera trop tard : ivres d’un succès facile, les jaloux, les victimaires, les incultes et autres haineux vont s’emparer de ce butin qui a été mis à leur portée. La démarche n’est pas nouvelle, l’histoire regorge d’attaques de parvenus qui ont poussé en avant les miséreux pour accaparer les privilèges du pouvoir à leur seul bénéfice. Le procédé s’appelle coup d’état, ou libération. L’annoncer haut et fort est un crime de lèse bien-pensance : et si on parlait (vrai) de l’Algérie, obscène et durable pourrissement, fondé sur les mensonges et la trahison, que l’on cache pudiquement comme un viol, perpétré et répété juste sous nos yeux depuis 70 ans ?
Non, les militaires ne sont pas des « putschistes » dans l’âme, contrairement à ce qu’enseigne l’ENA à ses élèves. Quant à ceux en retraite qui viennent de s’exprimer, ils ne représentent qu’eux-mêmes si tant est qu’ils entendent représenter qui que ce soit. C’est en l’occurrence toute la différence avec les politiques qui, eux, sont statutairement mandatés par le peuple pour parler à sa place.
Qu’ont-ils donc fait, ces anciens militaires, vilipendés comme des voyous ? Ils ont osé écrire ce qu’ils pensent et ce qu’il est impératif de dire, sans irrespect, ni rupture avec le droit du pays
Qu’ont-ils donc fait, ces anciens militaires, vilipendés comme des voyous ? Ils ont osé écrire ce qu’ils pensent et ce qu’il est impératif de dire, sans irrespect, ni rupture avec le droit du pays. Il leur est jeté au visage un « devoir de réserve » – la ficelle est énorme – qui n’est ni constitutionnel, ni défini clairement dans les textes, qu’ils ont appliqué sans faille quand ils étaient en exercice. Comme la plupart de leurs concitoyens, ils croient en leur pays, la France. Et ils l’aiment. Leurs aînés ont été traités de « criminels contre l’humanité » par le président de la République lui-même, le chef des armées, au mépris de tout respect, de tout discernement. Leur patrie, notion pourtant vertueuse, est calomniée tous les jours ; leurs héros sont salis comme des satrapes vicieux, par ceux-là qui s’avèrent être les amis des pédophiles et des cyniques. Ils prient ou respectent ce Christ que la classe politique s’acharne à étouffer sous couvert d’une laïcité de contrefaçon. Ils pointent du doigt les maquillages systématiques que les gouvernants apposent aux agissements répétés de tueurs, de terroristes et de truands qui se réclament d’une religion d’importation. Ils montrent la faillite d’un État qu’ils paient et qu’ils ont servi.
Quelle ignominie de jeter l’opprobre sur ces gens, d’étouffer leurs mises en garde sous tous les prétextes hypocrites, que les pires régimes de l’histoire ont usés jusqu’à la corde durant des décennies. Trois quarts des Français rejettent les promesses creuses du camp du Bien, c’est pourtant simple. Ni les mensonges, ni les combines florentines ne cacheront plus l’ouverture des portes de la cité aux barbares, la démolition des icônes séculaires, et les atteintes blasphématoires à l’idéal de la France. Ces gens ne disent qu’une chose et une seule : « Reprenez-vous, immédiatement, sans quoi les événements que votre médiocrité politique d’aujourd’hui suscite, passeront de catastrophiques à irréparables ». Il est plus qu’urgent de les entendre.





