Ce mois de mai est celui des tragédies. Le 4, Chahinez, 31 ans, est brûlée par son ex-conjoint à Mérignac à côté de son domicile. Vingt jours plus tard Stéphanie, alors âgée de 22 ans, meurt poignardée par son compagnon en pleine rue. Des féminicides à ciel ouvert.
Les confinements successifs ont vu une hausse des violences et des agressions conjugales – dont une hausse de plus de 60% pendant le deuxième. Le Garde des sceaux Éric Dupond-Moretti se félicite tout de même de la baisse du nombre de féminicides : en 2019, l’on comptait 146 victimes contre 90 en 2020. Mais le ver est dans la pomme : entre laxisme judiciaire et immigration continue, le féminicide a de beau jour devant lui.
Un déni de justice
(Presque) sans surprise, les bourreaux du mois de mai sont des repris de justice. Mounir Boutaa, ex-conjoint de Chahinez Daoud, a été condamné à une peine de prison aménagée pour violences conjugales avant de passer à l’acte. Les 14 janvier et 26 novembre 2020, Stéphanie Di Vincenzo avait déposé une main courante pour violence conjugale. Le casier judiciaire de son conjoint Liridon Berisa fait état de neuf condamnations, la dernière en date concernait des délits routiers. Il portait un bracelet électronique et l’aurait arraché après avoir tué au couteau sa compagne.
Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti ont ouvert une « mission d’inspection de fonctionnement pour faire toute la lumière suite au terrible féminicide d’Hayange », rapporte le Premier ministre sur son compte Twitter. La même procédure a été lancée pour le féminicide de Mérignac. Sur le plateau de LCI, Evelyne Sire-Marin, magistrate et ancienne présidente du syndicat de la magistrature, fustigeait l’absence de coordination entre la police et la justice. Rappelons qu’en 2018, sur les 120 femmes tuées, un tiers avaient déposé plainte ou une main courante pour violence conjugale.
les féministes schizophréniques ouvrent les yeux sur les crimes mais les ferment aussitôt dès lors que le profil du conjoint se dessine. L’égalité tant louée s’arrête sur le seuil du banc des accusés.
Immigration : double peine pour les femmes
Absence de statistiques ethniques oblige, le lien entre féminicide et immigration ne peut pas être explicitement démontré. Néanmoins, lorsqu’on épluche les affaires récentes dans la presse quotidienne régionale ou locale les criminels, pour beaucoup d’entre eux, sont d’origine étrangère. En témoignent les noms : Mounir Boutaa est algérien ; Liridon Berisa est un réfugié politique kosovar. En mars dernier, un Sénégalais musulman a planté une dizaine de coups de couteau sur sa compagne. « Elle m’a trompé avec mon meilleur ami », dit-il aux policiers durant la garde à vue. Le même mois, Mourad, clandestin marocain, avec qui sa compagne avait refusé de se prêter à un mariage blanc l’a tué à coups de marteau. À Villefranche-sur-Saône, le 26 juillet, Selim Fersi a assassiné sa femme avec une telle violence que les enquêteurs pensaient que la victime avait été percutée par un train.
Plus largement, les chiffres de la délinquance démontrent un rapport étroit entre immigration et violence sur les femmes. Selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, sur un échantillon de 688 viols commis à Paris, 52% des agresseurs sur majeurs sont de nationalité étrangère. 48% sont déjà connus par la police dont 20% pour infractions sexuelles. L’aire géographique est significative : les viols, selon l’étude, ont davantage lieu dans les Ier, Xe et XIe arrondissements que dans le VIIe ou le XVe. Le Parisien évoque les quartiers – bien enrichis de chances pour la France – de Châtelet-les Halles, de la gare du Nord et de République.
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Les féminicides, comme les attaques terroristes, émeuvent le gouvernement, rassemblent quelques-uns le temps d’une marche blanche. Le ver dans le fruit n’a pas à s’en faire, il peut encore se développer : les féministes schizophréniques ouvrent les yeux sur les crimes mais les ferment aussitôt dès lors que le profil du conjoint se dessine. L’égalité tant louée s’arrête sur le seuil du banc des accusés.





