Skip to content

Kamala Harris ferme les frontières

Par

Publié le

9 juin 2021

Partage

La vice-présidente Kamala Harris s’est exposée à de nombreuses critiques venant de son propre camp après avoir déclaré ne pas vouloir des migrants qui se pressent aux frontières américaines. Comme un air de Donald Trump.
Kamala

Kamala Harris a enclenché la première phase de la politique migratoire « plus humaine » de Biden en s’adressant de manière claire et concise aux Guatémaltèques : « Ne venez pas, ne venez pas, les États-Unis continueront à appliquer leurs lois et à sécuriser leurs frontières… Si vous venez à notre frontière, vous serez refoulés ». Donald Trump… pardon Kamala Harris, s’adressait ainsi aux candidats à l’immigration clandestine, aux côtés du président Alejandro Giammattei, dans le cadre de sa première visite à l’étranger en tant que Vice-présidente des États-Unis.

La vérité, c’est que rien n’a vraiment changé sous le mandat de Trump


Joe Biden a effectivement fondé une partie de sa campagne sur cette question de l’immigration. Les démocrates se sont acharnés durant tout le mandat contre le président républicain, en particulier sur sa politique migratoire : les familles séparées à la frontière mexicaine, la tolérance zéro sur l’entrée à la frontière, la construction du mur, ou encore la politique d’immigration au mérite… La vérité c’est que rien n’a vraiment changé sous le mandat de Trump. Il a beaucoup fait scandale, très médiatisé et fustigé par la ligne-éditoriale bien-pensante, mais dans les faits la construction du mur a davantage avancé sous ses prédécesseurs, sa politique méritocratique n’a pas séduit la Cour suprême, les migrants sont tout de même passés. Toutefois des familles ont bien été séparées, d’ailleurs Joe Biden a promis de les rassembler (il n’a certes pas précisé si les rassemblements auraient lieu sur le sol américain ou non).

Lire aussi : Gladden Pappin : « Délégitimer Trump et ses partisans a fait naître un ressentiment très profond »


La réaction de Kamala Harris survient alors que les frontières américaines se retrouvent submergées, les autorités font face à une hausse inédite depuis quinze ans. Le gouvernement fraîchement investi est pointé du doigt, accusé d’avoir créé un appel d’air en infléchissant les mesures prises par le précédent. Une partie des soutiens s’est d’ores et déjà désolidarisée de ces propos, telle Alexandria Ocasio-cortez qui l’encourage plutôt à reconnaître la responsabilité des États-Unis dans l’instabilité qui pousse ces populations à fuir. Un ressentiment palpable dans le sous-continent : Kamala Harris a effectivement été accueillie avec des pancartes dont les slogans affichaient « Trump a gagné », ou encore « Rentre chez toi ». Une première déception donc pour les électeurs du parti démocrate, qui se pensaient enfin débarrassés des politiques xénophobes du clown qu’ils avaient pour président. On craint que ce ne soit que le début d’une longue série.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest