Cette loi est d’un lyssenkisme criminel. En URSS, il y a un siècle, Lyssenko se moqua du scepticisme rationnel, et entendit « appliquer la dialectique marxiste aux sciences de la nature ». Il mena l’agriculture soviétique au désastre. De même, les féministes d’État entendent aujourd’hui appliquer leurs études de genre aux relations humaines. La loi Rixain s’appuie sur le préjugé féministe selon quoi toute inégalité de résultat entre les hommes et les femmes serait injuste. Ainsi, on part de la constatation qu’il y a moins de femmes dans les filières scientifiques ou dans les conseils d’administration des entreprises et l’on interprète ce fait comme une inégalité injuste, et comme le résultat des « stéréotypes de genre ». La loi vise conséquemment à lutter contre ces « stéréotypes » en modifiant le code de l’éducation, et le code de l’action sociale et des familles pour faciliter la diffusion de la propagande genriste – que les contribuables et les entreprises paieront par exemple à l’officine de Caroline De Haas, le groupe Egaé.
Or, même si une femme a les mêmes chances qu’un homme dans un domaine, elle peut parfaitement choisir de ne pas y consacrer autant d’efforts.
Cette loi a aussi pour objectif d’imposer, sous peine de pénalités, des quotas de 30 % de femmes dans les instances dirigeantes des entreprises de plus de 1000 salariés d’ici 2027, et 40 % en 2030. De même, les grandes écoles seront sommées de remédier aux filières genrées, en recrutant par exemple plus de femmes dans les sciences. Ainsi l’Université d’Oxford, pour répondre à ce genre d’impératif, a décidé en 2018 d’octroyer 15 minutes supplémentaires aux candidates lors des examens de mathématiques.
Que l’inégalité de résultat entre les hommes et les femmes soit multicausale, cela n’effleure pas l’esprit de Mme Rixain, pas plus que Lyssenko ne respectait la « génétique bourgeoise ». Ces féministes drapent leur recherche d’égalité de résultat dans une lutte contre l’inégalité des chances. Or, même si une femme a les mêmes chances qu’un homme dans un domaine, elle peut parfaitement choisir de ne pas y consacrer autant d’efforts. N’est-on pas libre de favoriser d’autres aspects de son existence que la performance professionnelle ? Ce n’est que lorsque des « jeunes » cassent tout, que les mêmes inconscientes se demandent éberluées : « mais où sont leurs parents ? » Mais voyons, à l’usine ! N’est-ce pas là que vous souhaitiez qu’ils soient ?
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Tant que des femmes frugales, maternelles et libres existeront, les résultats seront inégaux. La réalité refusant de rentrer dans le moule idéologique, les lyssenkistes pourront luter infiniment contre les inégalités, en vendant leurs « conseils » et autres « formations ». Quelle aubaine !





