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Ran : notre critique

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Publié le

17 août 2021

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Le Roi Lear de Shakespeare à la sauce samouraï ? Avec Ran, Akira Kurosawa a réussi un véritable tour de force cinématographique, en signant un film à la fois tragique et épique, spectaculaire et flamboyant.
Ran

Au XVIe siècle, le seigneur Hidetora décide de se retirer et de partager son domaine entre ses trois fils, Taro, Jiro et Saburo. Le cadet, Saburo, refuse cette décision, estimant qu’elle ne peut que déchirer la famille. Il est alors déshérité. Très vite, les trois frères se livrent une guerre sans merci sous le regard impuissant du père.

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En adaptant Le Roi Lear à la sauce samouraï, l’immense Kurosawa (Les 7 Samouraïs) livre sans doute son film le plus personnel et le plus tragique. Une œuvre qui se contemple comme la longue élégie funèbre d’un monde qui disparaît dans une beauté épique et sublime. Les caméras sont statiques car Kurosawa nous institue comme témoins. Rarement le tragique et le grand spectacle n’ont été aussi complémentaires et la restauration en 4K accentue encore plus les contrastes chers au maître japonais, comme ses milliers de costumes aux couleurs flamboyantes sur un champ de bataille grisâtre. Éblouissant.

Ran – 1985 (2h41), de Akira Kurosawa, avec Tatsuya Nakadai, Masayuki Yui, Mieko Harada, 4K Ultra HD (Studio Canal)

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