Les drames paysans, on adore ça. Mais c’est un genre qui a été tellement exploré que vouloir s’en emparer en 2021 relève de la gageure. Delphine Lehericey s’en tire avec les honneurs. Située dans la France des années 70, cette chronique rurale nous embarque à hauteur d’enfant pour témoigner d’une famille d’agriculteurs menacée d’abord par la canicule qui frappe leur élevage de poulets, puis par une passion amoureuse enfiévrant la pauvre Nicole – Lætitia Casta – à la fois minérale et touchante dans ce rôle de mère de famille séduite par une femme divorcée.
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La caméra ne lâche pas d’un pouce le jeune acteur Luc Bruchez, convaincant, et nous emmène sur les chemins cahoteux des sorties d’enfance. Restant centrée sur son sujet, la cinéaste filme un monde en mouvement et capte l’inquiétude. L’image est sublimée par des décors naturels filmés en Macédoine, un choix qui donne à tout le métrage quelque chose de presque canonique. On regrettera quelques flottements dans la narration, une écriture parfois distendue, mais, au final, ce Milieu de l’horizon remplit tout à fait son cahier des charges et impose une belle et tenace mélancolie.
Le Milieu de l’horizon (1h38), de Delphine Lehericey, avec Laetitia Casta, Thibaut Evrard et Luc Bruchez, en salles le 20 octobre





