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Enquête : le CSA poursuit son travail de sape contre la droite

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Publié le

27 octobre 2021

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Jeudi 21 octobre, les membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel ont décidé de poursuivre leur modification en sous-main de la démocratie française. Pour cela, ils ont organisé une conférence de presse pour expliquer le sens d’une recommandation du 6 octobre précédent, qui vise indirectement CNews et Éric Zemmour. Explication de texte.
cnews

Au titre de la loi de 1986 qui l’a créé, le CSA disposait de plusieurs pouvoirs. Parmi eux, il devait « assurer le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les programmes des services de radio et de télévision, en particulier pour les émissions d’information politique et générale ». Au début, le Conseil est resté prudent. À partir des années 2010, il est devenu plus gourmand. Des lois de 2016 et 2017 ont ajouté à ses missions plusieurs vaches sacrées de la gauche : le racisme légal contre les blancs (« diversité »), la discrimination légale des hommes (« juste représentation des femmes ») et la chasse aux opinions de droite (la lutte contre les « préjugés »).

Du coup, en 2021, il a infligé une amende de deux cent mille euros à CNews pour « incitation à la haine » et « à la violence » après des propos tenus sur son antenne, en septembre 2020, par Éric Zemmour. Pendant ce temps, sur France Inter, les catholiques pouvaient être insultés au nom de leur religion sans émouvoir personne.

Lire aussi : Enquête : la différence entre un Premier ministre et un chef d’État

En septembre, il a demandé aux chaînes de télévision de décompter le temps de parole d’Éric Zemmour au nom de « l’équité ». Il ne l’avait jamais demandé pour Macron en 2016 quand les temps d’antenne étaient saturés par des gens qui parlaient de ce candidat non déclaré, qui possédait un parti, des financements et des publicités. Mais la macronie a vu le risque d’une saturation des plateaux par Zemmour. Il ne fallait pas qu’il puisse faire comme le chef de l’État. Alors le CSA vient de sortir une « recommandation ». Elle n’est pas obligatoire mais les chaînes qui ne s’y conformeraient pas entreraient dans une zone de risque juridique, où les amendes sont onéreuses.

Pour cela, le Conseil pense qu’il existe des candidats déclarés et des candidats présumés, qui sont ceux qui « reçoivent des soutiens publics et significatifs », comme Emmanuel Macron en 2016. Pour ceux-là, le CSA recommande que « les éditoriaux et les commentaires politiques, les revues de presse, les débats réunissant des journalistes, des experts ou d’autres personnes, les analyses et les présentations de sondages d’opinion [soient] pris en compte dans le temps d’antenne lorsque, pour l’essentiel de leur durée, ils concernent un seul candidat et ne lui sont pas explicitement défavorables ».

Une poignée de hauts fonctionnaires vient d’apporter une limitation administrative à l’expression des commentateurs politiques de droite

Cet article ne vise que Zemmour. Il est le seul à provoquer des temps d’antenne qui lui soient exclusivement consacrés et ne soient pas uniquement critiques. Mais ce que le CSA a accepté pour Macron en 2016, il le refuse à Zemmour en 2021. Soit Pascal Praud, Mathieu Bock-Côté et Sonia Mabrouk se mettent à critiquer Zemmour, soit ils seront décomptés dans son temps de parole. Pendant ce temps, France Inter ou BFM TV n’auront rien à changer et poursuivront leur programme de déconstruction généralisée.

À l’inverse, et comme nous l’avions anticipé (cf. notre article du 14 septembre « Qu’est-ce que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ? »), le temps de parole du président de la République ne sera pas décompté lorsque ses interventions relèveront de « l’exercice de sa charge ». Idem pour ses discours en tant que président « du Conseil de l’Union européenne ». C’est tellement énorme que le CSA a posé une limite, qui s’avère fausse. Certes, il souhaite que soient comptabilisées ses interventions en tant que président de la France ou de l’UE lorsqu’elles seront « susceptibles, en fonction du contenu et du contexte, de relever du débat politique ». Mais qui tranchera pour savoir si « le contenu et le contexte » relèvent du « débat politique » ? Le CSA bien sûr ! Il a donc créé une zone d’incertitude qu’il sera le seul à pouvoir clarifier. C’est encore placer les chaînes sous la menace d’une punition financière liée à une appréciation politique.

Et voilà, une poignée de hauts fonctionnaires vient d’apporter une limitation administrative à l’expression des commentateurs politiques de droite.

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