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Sélectron : les sorties polémiques de Yassine Belattar

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Publié le

24 novembre 2021

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Accusé de séquestration et de menaces graves par le journaliste de Livre Noir Jordan Florentin, Yassine Belattar n’en est pas à son coup d’essai, quoiqu’il s’agirait là d’un fait d’armes qui pourrait lui coûter cher. Humour, lutte contre l’islamophobie, quiproquo : les prétextes sont toujours les mêmes pour justifier ses propos tendancieux. Alors, double-jeu ou non ? On vous laisse juge. Sélectron.
Bellatar

5 – « Si j’étais Jean-Michel Blanquer, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93. » (RFI, 22 octobre 2019)

Lors de la polémique sur le port du voile pour les accompagnatrices scolaires, Jean-Michel Blanquer a condamné l’invective de Julien Odoul au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, tout en précisant ne pas vouloir « encourager le phénomène ». Cet euphémisme très « en même temps » n’était pas du goût de Belattar, qui s’est empressé de prodiguer au ministre ses précieux conseils en l’invitant à ne pas se rendre dans une partie du territoire qu’il gouverne sous peine de représailles. En français, on appelle ça une zone de non-France.


4 – « Si tu pouvais venir chercher l’imam Chalghoumi… Wallah je te revaudrai ça. » (Instagram, 10 novembre 2020)

Sur ses réseaux, Belattar s’en est pris à l’imam de Drancy Hassen Chalghouni, connu pour son engagement pro-républicain et ayant dénoncé les stratégies de conquête des islamistes en France. Objet de nombreuses insultes et menaces, l’imam vit depuis plusieurs années sous haute protection. Comme souvent pour se dédouaner de ce que l’on a tous compris, Belattar plaide l’humour (mais pas corrézien).

Lire aussi : Enquête : Ce que l’État n’est pas prêt à payer pour notre sécurité

3 – « J’invite tous les freefighters d’Île-de-France à organiser un octogone. Un “Naulleauctogone”, c’est un octogone avec Naulleau dedans qui dit: “Je suis pas raciste”», puis ajoute : « Il a craqué comme un prof d’histoire-géo ! » (vidéo, 3 octobre 2021)

Après son accrochage avec Éric Naulleau sur le plateau de Touche pas à mon poste, Yassine Belattar réclame un octogone avec le chroniqueur et fait une allusion évidente à Samuel Paty, tombé sous les coups du terrorisme islamiste le 16 octobre 2020. Évidente ? Le « comique » nie pourtant en bloc, sans qu’on ne comprenne bien ce qu’il aurait objectivement pu insinuer d’autre.


2 – Une proximité coupable avec le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF)

En 2015, Yassine Belattar est maitre de cérémonie du gala organisé par le CCIF (proche des Frères musulmans), association aux côtés de laquelle il défile avec toute l’extrême gauche française en novembre 2019. Critiquer en islamophobie toute critique de l’islam pour faire la promotion de l’islamisme : l’habileté argumentative du CCIF est connue. L’association a depuis été dissoute par Gérald Darmanin pour « propagande islamiste ». Son ancien directeur Marwan Muhammad s’est récemment répandu à la télévision turque en accusant la France de stigmatiser les musulmans pour la simple et bonne raison que « le ministre de l’Intérieur a fait renvoyer des imams juste parce qu’il était en désaccord avec leurs opinions » [islamistes, ndlr].


1 – « Inch Allah t’es plus là en 2020 » (Twitter, 2 janvier 2020)

Début 2020, Yassine Belattar a tout bonnement souhaité la disparition de Zineb El Rhazoui – qui rappelons-le avait échappé aux attentats de Charlie Hebdo pour l’unique raison qu’elle était alors en congé – après qu’elle ait espéré sur Twitter que 2020 permette « la victoire sur le fascisme islamique ». De là à penser qu’il espère cette victoire…

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