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Inspirantes ou désespérantes, les princesses

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Publié le

23 décembre 2021

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Pour Noël, on a le droit de rêver aux contes de fées, rêver de descendre l’escalier de la salle de bal au bras d’un bel et mystérieux héritier. Certaines princesses royales nous offrent un peu de ce rêve par procuration. D’autres s’obstinent à quitter leur rang pour une vie plus simple. L’Inco Madame passe en revue les tops et les flops de nos Altesses de la vraie vie.
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Mako du Japon, une Jasmine moderne

Fille de Fumihito, prince héritier du Japon, la princesse Mako avait tout pour plaire. Discrète, belle et éduquée, elle aurait fait l’honneur et la fierté de son pays. C’était compter sans le jeune Kei Komuro, rencontré à la prestigieuse université chrétienne de Tokyo, qui remporta le cœur de Mako. Scandale dans la maison impériale : ce jeune homme n’a aucun sang noble. Pire, il a les cheveux longs. Le service en charge du protocole leur dénie le Choken no Gi, cérémonie officielle de l’annonce des fiançailles auprès de la famille régnante. Certains japonais manifestent même contre cette union, revendiquant de préserver la tradition. Mais Mako persiste : elle aime profondément Kei, et sa détermination l’emporte. Un compromis émerge : elle épouse sans frasques Kei Komuro le 26 octobre dernier, signant simplement un contrat au tribunal. Pas de banquet, pas de dot impériale pour Mako. On apprécie sa mesure et sa réserve, qui lui ont gagné le respect des médias et une vie de bonheur, en dépit du carcan de traditions nippones. On lui enlèvera quelques points pour sa garde-robe, monotone et ne réussissant pas à la mettre en valeur.

Meghan Markle du Royaume-Uni, la marâtre

À l’inverse de Mako, la roturière américaine divorcée a tout voulu : enlever le Prince Harry à sa famille, se marier en grande pompe et critiquer les traditions de la maison Windsor. Désormais exilée en Californie, elle partage son temps entre rendre son mari dépressif et envoyer des piques à sa belle-mère par caméra interposée. Les médias tendent tous les micros possibles à Meghan : elle en profite pour y exhiber ses tenues qui confondent l’élégance et le prix. Convaincue d’avoir compris sur les plateaux de tournage la manière dont fonctionne le monde, elle assène des leçons d’écologisme et de dénatalité à longueur de tabloïd. Harry, si tu as besoin d’aide, fais-nous un signe.

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Martha Louise de Norvège, la survivante

Martha prend du temps pour elle. Cette survivante a dû faire face à un deuil : son mari s’est donné la mort le jour de Noël 2019. Avant la tragédie, Martha Louise fréquentait déjà Shaman Durek, un hurluberlu afro-américain tendance New Age. Après un court deuil, elle demande la bénédiction de son père, le roi Harald V, pour épouser le gourou avec qui elle vit ouvertement à la colle. Les Norvégiens grincent des dents, persuadés que le fiancé de Martha Louise se sert d’elle pour accroître sa notoriété. Par un joli retournement de situation, elle se présente à son cinquantième anniversaire seule : elle nourrit des doutes sur sa relation et souhaite désormais vivre en accord avec elle-même. Ouf. On lui souhaite de meilleurs choix à l’avenir, et on continue de surveiller de près son Instagram, source d’inspiration pour les fashionistas expérimentées.

Amalia des Pays-Bas, l’inconnue

Héritière du trône des Pays-Bas, Amalia ne cache pas ses préférences pour les femmes. Problème : quand bien même la jeune femme serait autorisée à épouser une représentante de la gent féminine, peu de chance que tout l’amour du monde entre épouses produise un héritier de sang. La question remonte jusqu’à la chambre des députés, partagés entre tradition et connexion avec le peuple. Mais Amalia n’a que faire des injonctions : elle ne correspond déjà pas aux critères physiques de bienséance, affichant un embonpoint sans complexe, et admettant consulter un psychologue pour son équilibre. Les députés cèdent : elle pourra régner sur ses terres aux côtés d’une femme. Amalia refuse de laisser sa famille payer ses études, et travaille comme serveuse à temps partiel pour les financer, comme les autres. Ses sœurs confient qu’elle n’est pas prête pour son rôle futur de Reine, et Amalia elle-même ne serait pas contre une abolition de la monarchie. On lui conseille de passer son tour plutôt que de ranger la couronne dans un musée.

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Marie du Danemark, la petite frenchie

Un 19/20 pour la gracieuse Marie. Cette Française épouse Joachim, prince du Danemark, et donne naissance à Athéna, une charmante enfant qui fêtera bientôt son dixième anniversaire. Marie plaît aux Danois. Son mariage en 2008, après un parcours étudiant remarquable, lui donne le potentiel pour exprimer son élégance. Ses tenues marient pudeur et féminité, dans un style résolument moderne. Elle a même le bon goût d’afficher sa chrétienté. Un sans-faute pour cette princesse qui fait rêver ? Par sûr. La crise de la quarantaine la secoue. En 2016, elle assiste à la gay Pride de Copenhague. En novembre, sa dernière lubie fut de faire manger des sauterelles à des écoliers de 2 à 4 ans, pour une obscure raison de faim dans le monde. Cette année, Jules-Gustav, pas de chocolat dans le calendrier distribué par la princesse, mais des insectes. Plus un comportement de sorcière que de fée. Reprends-toi, Marie. Si tu reviens au bœuf bourguignon, promis, on oublie tout.

Haya de Jordanie, rebelle

Cette gracieuse princesse est la fille du roi Hussein III et de sa dernière épouse. Après le décès de son père, elle prend son devoir à cœur et devient la sixième épouse de l’émir ben Rashid al Maktoum. Descendante en ligne directe du prophète de l’islam, elle bénéficie d’une liberté exceptionnelle pour ces latitudes, comme montrer ses cheveux ou éduquer ses enfants. On la croit en mariage heureux, jusqu’à son départ en Allemagne où elle demande l’asile politique. En mars 2020, elle obtient même la garde exclusive de ses enfants, soustrayant sa fille de 12 ans à un mariage organisé par son ex-époux. Une princesse de caractère, impressionnante de courage et d’élégance.

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