Annie Castillon est heureuse. Sa vie conjugale avec Laurent est un exemple d’harmonie. Ses deux grands, Maximilien et César sont des garçons brillants et sensibles. Et Poupi, sa jeune ado, l’épaule sans jamais se plaindre dans l’éducation d’Antoine, le petit dernier. Un week-end comme tous les autres, la découverte d’un test de grossesse positif dans la salle de bain va enrayer la belle harmonie.
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À quelques rares exceptions, la Comédie française ne brille ni par sa finesse ni par son audace, alors lorsque Le Test s’ouvre sur une Alexandra Lamy défraichie tentant de négocier le saut de classe de son lardon « diagnostiqué surdoué » avant d’accompagner son aîné, maison après maison, demander à ses nombreuses conquêtes si « par hasard » elle ne serait pas enceinte, avec le même naturel que pour acheter une baguette de pain, on reprend espoir. Un espoir de courte durée, malheureusement. Si les comédiens jouent juste, que le rythme reste soutenu et les répliques pas trop mal fagotées, la volonté de greffer derrière le potache de la moraline moderne gâche tout le plaisir.
Le Test, d’Emmanuel Poulain-Arnaud, avec Alexandra Lamy, Philippe Katerine, Matteo Perez, en salle le 29 décembre





