Cadeau de Noël, la loi Rixain pour « accélérer l’égalité économique et professionnelle », dont nous parlions au mois de juin, a été promulguée le 24 décembre. En bon Français, cette loi instaure un privilège pour certaines femmes, plus égales que les autres, sur la base d’une supposée injustice à leur égard due aux « biais de genre ». D’une façon autoritaire, sans tenir compte de la qualification ni des compétences, il a été décidé que « les jurys de sélection pour l’accès à l’ensemble des formations du supérieur devront comprendre au moins 30% de femmes ». Dans les entreprises de plus de 1000 salariés « l’objectif est d’imposer des quotas de 30% de femmes cadres-dirigeantes et de 30% de femmes membres des instances dirigeantes en 2027, puis d’atteindre des quotas de 40% en 2030. Les entreprises auront deux ans maximum, à partir de 2027 puis de 2030, pour se mettre en conformité avec ces quotas, sous peine de pénalité financière (1% de la masse salariale au maximum). »
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D’un comique involontaire, le site internet « vie-publique.fr », qui en rend compte, rappelle que « les femmes ne représentent que 26% des promotions des écoles d’ingénieurs (contre 70% des promotions en licences de lettres) ». En littérature, l’inégalité ne semble pas poser problème, c’est une filière de bas étage. Bref, les lobbys féministes, à force de propagande, ont créé l’impression que l’État devait se repentir de son tropisme patriarcal, et qu’il devait utiliser son gourdin pour favoriser arbitrairement les femmes dans les filières supérieures, et dans l’entrepreneuriat. Et, tout penaud et contrit, l’État a cédé à ces chantages émotionnels, en espérant que les féministes le trouvent moins autoritaire s’il utilise son gourdin pour leur plaire. Le résultat sera la promotion de certaines cruches médiocres afin que la parité soit respectée, ce qui décrédibilisera en définitive toute femme à ces postes, car dans la situation ainsi créée par la loi, on soupçonnera toujours qu’elle ne l’occupe que parce c’est « une personne qui a ses règles ».
Ainsi, ces femmes rejoindront le stéréotype même qu’elles fuient : elles seront là pour la décoration… pardon, la représentation !





