Marseille, les Hauts-de-France, le Centre, aujourd’hui la Creuse (et j’en passe), Emmanuel Macron est très mobile depuis six mois, sillonnant la France et ses campagnes pour y préparer sa réélection, pardon, « défendre son bilan ». Le « Président des villes » va ainsi dans les campagnes pour y expliquer aux Français en quoi il est un bon chef d’État et combien son programme est efficace et améliore la vie des Français. Ils semblent loin le temps des Gilets jaunes dans la tête du Président. Ceux-là mêmes qui étaient à Paris, tambourinant devant les portes de l’Élysée il y a à peine trois ans.
Emmanuel Macron nous abreuve ainsi de grands discours sur l’agriculture, la jeunesse, le pouvoir d’achat ou le sentiment d’abandon en assurant qu’il va régler les problèmes qu’il a créé. Pourtant, ses discours, Macron paraît vouloir les garder pour son tour de France en voiture blindée. En effet, son entourage a fait savoir aux grands médias qu’il ne souhaitait pas participer à un débat du premier tour. Si notre Président est le roi du retournement de veste et qu’un changement d’avis sur le sujet peut encore être envisagé, on a tout de même l’impression que sa position de favori dans les sondages serait pour lui une manière de ne pas prendre le risque de perdre des points. De la même façon, après s’être placé « au-dessus des partis », Jupiter peut ne pas prendre le risque de s’abaisser au même niveau que les autres candidats et garder sa posture de chef de la France en temps de crise.
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Fait amusant, le déplacement d’Emmanuel Macron en Creuse a été l’occasion pour lui de qualifier son projet de « reconquête », mot désormais réservé par Eric Zemmour qui en a fait le nom de son parti.
Alors que les sondages d’opinion menés par le gouvernement approchent les 30 millions d’euros par an, la campagne présidentielle du Président semble déjà bien ficelée, comme sa stratégie. Lorsqu’on lui parle de sa candidature, le chef de l’État reste évasif. Comme Zemmour il y a quelques mois, il semble vouloir prendre son temps avant d’annoncer le lancement officiel de la campagne. Pour l’instant, c’est aux frais de ses opposants électoraux qu’il convainc. Le temps joue pour lui.





