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Presque : bol d’air

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Publié le

1 février 2022

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Suivant les affres d’Igor et de Louis, Presque aborde avec profondeur les souffrances de la condition humaine, et esquisse les contours d’un possible remède : l’amitié masculine.
Presque

Igor est un infirme moteur cérébral, qui lutte pour son indépendance par le travail et une fréquentation assidue de la philosophie. Un jour, il manque d’être renversé par Louis, un croque-mort désabusé. Commence alors un périple chaotique et survolté, où la naissance d’une amitié accompagne la guérison de ces deux hommes écorchés par l’existence. S’il aborde sans pudeur des thématiques aussi difficiles que celles du handicap et de la solitude, ce film laisse pourtant l’impression d’un éclat de rire qui balaye toutes les horreurs de l’existence.

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Il existe un remède aux souffrances de la condition humaine, nous glisse-t-il, et il se trouve dans les discussions aux cœurs de la nuit où l’on s’avoue tout, les vadrouilles en ville où l’on choque les passants de sa joie excentrique, bref : l’amitié masculine. Il est bien question ici des hommes, montrés ni comme victimes ni comme bourreaux, mais comme ils sont, juste un des deux hémisphères de l’humanité. En ces heures d’idéologie étouffante, voilà un bol d’air des plus frais.


Presque (1h32) de Bernard Campan et Alexandre Jollien, avec Bernard Campan, Alexandre Jollien, Tiphaine Daviot

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