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Union des droites : le Millon manquant

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Publié le

3 février 2022

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Dans un entretien accordé à l’Opinion, Charles Millon, pionnier de l’union des droites, s’est aujourd’hui exprimé sur la situation actuelle d’un « camp national » qui ne parvient pas à se rassembler.
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En 1998, Charles Millon avait été exclu de l’UDF pour avoir accepté les voix du Front national lors des élections régionales. N’ayant jamais abandonné cette idée reprise depuis par Patrick Buisson, Marion Maréchal et Éric Zemmour, il tente une médiation entre les partis de droite, mais avec l’intelligence qui fait cruellement défaut à un personnage comme Robert Ménard.

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« Rendre possible la mise en œuvre d’un programme commun de gouvernement » : voilà, selon un entretien accordé à l’Opinion, l’objectif actuel de l’ancien président de la région Rhône-Alpes, croyant sérieusement à la possibilité de la chose alors que le camp national représente environ 30% des intentions de vote – plus que la gauche et les centristes. La droite forte a-t-elle jamais été aussi proche du pouvoir depuis de Gaulle ?

Millon tente une médiation entre les partis de droite, mais avec l’intelligence qui fait cruellement défaut à un personnage comme Robert Ménard.

Sans soutenir aucun candidat, Millon prône un rassemblement lors des élections législatives de juin, avec déjà un coup d’avance : « D’Éric Ciotti à Marine Le Pen, d’Éric Zemmour à Marion Maréchal », voilà jusqu’où s’étend le projet pour répondre à « l’urgence » de la situation.

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Face aux tendances autoritaristes d’un président ayant gouverné à coups d’ordonnances et de lois d’urgence, Millon propose une décentralisation, plus de souveraineté et « l’enracinement dans le temps et dans l’espace ». Sa droite, la voici : « Nous ne sommes pas des réactionnaires, nous sommes des conservateurs ».

Éric Zemmour ? Pas suffisant selon lui pour rassembler tout le monde. Par une ironique lapalissade, il exprime sa volonté d’aller chercher tous les courants : « pour s’unir, il faut être plusieurs ».

Sa droite, la voici : « Nous ne sommes pas des réactionnaires, nous sommes des conservateurs ».

Ce n’est donc pas un homme, mais une concertation des différents partis qui permettra d’avoir un seul camp national majoritaire en France. Pour lui, seul un « programme commun » permettra d’empêcher la division qui frappe depuis six mois la droite forte. Souhaitons-lui bonne chance.

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