Qui sont les amoureux du sport avec Zemmour et quelles sont les valeurs qu’ils veulent défendre au sein du sport français ?
Nous comptons dans nos rangs de nombreux sportifs, dont certains ont porté les couleurs de la France au plus haut niveau international, ainsi que des pratiquants amateurs, et plus largement tous ceux qui suivent l’actualité sportive et vibrent au gré des performances des athlètes français.
Qu’est-ce qui dans les idées et le discours d’Éric Zemmour vous laisse penser qu’il partage ces valeurs ?
Éric Zemmour est le seul candidat qui ait gardé une approche et une vision « nationale » de la France et de la société française, à l’heure où tous les autres prétendants à l’Elysées ne regardent et ne respirent qu’à travers le prisme de Bruxelles et du mondialisme.
Il est aujourd’hui vital de protéger le mouvement sportif de la propagande idéologique qui le dévore
La Nation est la famille des familles. Or dans une famille, on préfère ses enfants aux enfants des voisins. Le sport en est l’expression parfaite : c’est l’un des seuls domaines au sein duquel il est encore permis de préférer ouvertement les siens, les Français, les « bleus », les « tricolores », à tous les autres : les footballeurs allemands, les biathlètes norvégiens, les judokas japonais, les rugbymen anglais, les basketteurs américains. Éric Zemmour incarne politiquement ceci, en tant que candidat de la préférence nationale.
Votre objectif est-il de fournir des propositions au candidat de Reconquête ?
Nos échanges ont permis de faire remonter de nombreux éléments et préoccupations, et nous avons été impliqués dans toutes les étapes de la rédaction du programme « Sport » d’Éric Zemmour.
Est-il encore pertinent de défendre une approche « nationale » du sport aujourd’hui ?
Il s’agit selon nous d’une nécessité absolue. Le sport est un enjeu culturel, social, et patrimonial. L’altération du lien qui unissait autrefois les habitants d’une ville, d’une région, et les équipes fanions des différents sports collectifs, est un miroir de notre époque. Le basket dans le nord, le rugby dans le sud-ouest, le football dans les grandes villes, se nourrissaient des meilleurs joueurs des clubs amateurs alentours, qui devenaient dirigeants après leurs carrières, rejoints et soutenus par quelques notables locaux. L’arrêt Bosman et la dérégulation des années 2000 ont fait basculer le sport dans un libéralisme aveugle et sournois, et l’ont transformé en produit de spéculation pour investisseurs de tous horizons. De nombreux passionnés ne s’y retrouvent plus.
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Quels sont les autres dangers qui pèsent sur le sport tel que l’aiment les français ?
Il est aujourd’hui vital de protéger le mouvement sportif de la propagande idéologique qui le dévore. Les hommages à Black Lives Matter avant les matchs, genoux au sol ; les journées de sensibilisation LGBT ; l’omniprésence de n’importe quel sujet prétendument « sociétal » dans les médias sportifs qui sont devenus de véritables commissaires politiques. Le sport est à son tour débordé par toute cette vague d’importation américaine, et nous voulons l’en libérer.
En quoi le sport est-il une composante essentielle de l’identité et de la grandeur d’une nation ?
Le sport est l’un des ciments de la Nation, tout d’abord à travers un lien vertical, une forme de chronologie, de généalogie. Les combats de Marcel Cerdan et Georges Carpentier, les années Anquetil – Poulidor, les combats du XV de France dans le tournoi des 5 puis des 6 Nations, la défaite de Séville 82, l’OM de Papin et Waddle, France 98…
Il y a également une dimension horizontale. Le sport français, ce sont les marins bretons qui font briller la France sur tous les océans, les alpinistes savoyards, les biathlètes jurassiens, les rugbymen basques et landais… et c’est aussi les enfants de l’immigration qui font gagner le foot français. C’est ce récit commun, cette dimension historique et ce rattachement à cet « ensemble qui nous dépasse », qui nourrit le roman national, à l’heure où nos élites cosmopolites et des lobbies décoloniaux œuvrent ensemble à la déconstruction de notre peuple et de notre civilisation.





