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Louis Aliot : « Chasser les trafiquants de drogue »

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Publié le

14 février 2022

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Perpignan possède un quartier habité par une grande communauté gitane en plein centre-ville. Vieil ensemble médiéval historiquement juif construit sous l’impulsion de Jacques Ier d’Aragon, le quartier Saint-Jacques présente des difficultés socio-économiques importantes pour tous les exécutifs locaux. Actuellement critiqué par la gauche pour son approche de la question, le maire Louis Aliot (RN) s’explique.
Aliot

Un article de Street Press [média en ligne apparenté à l’extrême gauche] prétend que la police municipale ferait régner la terreur dans le quartier Saint-Jacques, et que ce serait « pire depuis que Louis Aliot a pris la ville » selon un certain Kamel Belbekir cité comme le meneur d’un collectif d’habitants. Quelle est la réalité ? 

Ces propos sont purement mensongers. Ce qui est vrai en revanche, c’est que depuis mon élection, j’ai demandé à la police municipale de contribuer à faire régner l’État de droit. Depuis des années, le trafic de drogue s’implante à Perpignan, gangrène des quartiers comme Saint-Jacques sans que personne n’ait rien voulu faire. Ce temps-là est terminé. Les trafiquants sont indésirables à Perpignan : ce sont eux qui sèment la terreur dans nos quartiers, dans les familles et chez les habitants. Notre police municipale a toujours agi dans les règles et respecte parfaitement la loi. La population a d’ailleurs très bien compris notre action et nous soutient massivement. 

Street Press mentionne, comme si c’était parfaitement normal, l’histoire d’un jeune garçon qui se promenait avec une réplique réaliste de fusil à pompe que la police municipale aurait embarqué. Ne serait-ce pas justement une bonne leçon pour l’enfant que d’apprendre ce qu’on peut et ce qu’on ne peut pas faire dans l’espace public ? 

Cet épisode est caractéristique à la fois des dérives de comportement et de l’irresponsabilité de certains parents, mais aussi de la méthode grotesque que certains utilisent pour falsifier la réalité. Ce garçon a effectivement été conduit au commissariat sur demande de l’officier de police judiciaire et accompagné par un adulte membre de sa famille. Par ailleurs, ce jeune garçon a effectivement pointé une arme très ressemblante sur des passants, ce qui est tout simplement intolérable puisque cela constitue une menace avec arme. Donc, il est normal de faire comprendre à cet enfant que dans notre pays, à Perpignan comme partout en France, il y a des lois avec lesquelles on ne plaisante pas. 

Les seules personnes que nous voulons chasser, ce sont les trafiquants de drogue et les marchands de sommeil 

Certains vous accusent de vouloir « faire partir les habitants pauvres et de vendre les parcelles à des promoteurs qui y voient un bon investissement ». Est-ce la réalité ?

Là encore ce sont les propos mensongers d’une minorité qui n’ont aucun intérêt à ce que les choses changent. Ceux-là défendent en réalité les seuls intérêts des délinquants, des trafiquants. La réalité est que nous entendons, conformément à mes engagements de campagne, rénover les quartiers les plus en difficulté pour que les habitants puissent enfin vivre de façon décente, dans des logements dignes de ce nom. Les seules personnes que nous voulons faire partir, ce sont les trafiquants de drogue et les marchands de sommeil qui, eux, sont les grands exploiteurs de la pauvreté et de la précarité. 

Que comptez-vous faire pour rénover le quartier Saint-Jacques ? 

La rénovation urbaine y était bloquée depuis plus de deux ans pour des raisons purement politiciennes et parce qu’une infime minorité défendait les intérêts des trafiquants. Par le dialogue, nous avons réussi à démolir deux îlots importants. Sur l’un, nous allons enfin, comme le demandent les habitants, construire des logements sociaux. 

Pour l’autre, nous allons consulter la population et déterminer avec elle le projet le plus à même de contribuer à l’embellissement du quartier. Nous allons également refaire la rue qui est la colonne vertébrale menant de Saint-Jacques au cœur de la ville. Le marché va également faire l’objet d’une requalification afin de lui redonner son éclat passé. Mais tout ceci se fera en concertation avec les habitants. C’est la raison pour laquelle j’ai lancé voici plusieurs semaines « les Ateliers de Saint-Jacques ». 

Lire aussi : Suicide dans la police : un commissaire de police judiciaire dresse le bilan

Quels progrès avez-vous déjà enregistré ? 

Dès mon arrivée, j’ai renforcé les moyens de la police municipale pour la rendre plus opérationnelle. J’ai recruté 27 policiers supplémentaires, ce qui a permis de créer les brigades de nuit. J’ai également mis en place une stratégie de proximité en créant quatre postes de police disséminés sur l’ensemble du territoire de Perpignan. Nous avons également été très fermes avec les épiceries de nuit qui pour nombre d’entre elles étaient des lieux de nuisance et de trafics de cigarettes. Concernant la propreté, nous avons dû totalement réorganiser les services et investir massivement dans le matériel tant celui-ci était désuet ou hors d’usage. Les habitants constatent les premières améliorations mais il reste encore beaucoup à faire. Tout comme nous devons continuer à lutter contre les incivilité, comme par exemple les poubelles jetées par les fenêtres. 

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