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C’est un joli nom, camarade…

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Publié le

21 mars 2022

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Un extrait de l’émission « Au Tableau ! » a été publié par C8 dans lequel on voit Fabien Roussel hésiter sur sa fraternité avec Staline. Le moment pour tous de se rappeler ce qu’est le communisme en pratique.
Roussel

« C’est un nom terrible, camarade/C’est un nom terrible, à dire… » chantait Jean Ferrat. En effet, c’est un nom terrible à dire pour ce pauvre Fabien Roussel à qui on a demandé de classer des dirigeants communistes dans une des deux catégories suivantes : « Camarade » ou « Pas camarade », et ce, devant une classe d’enfants de 8 à 12 ans.

Si Kim Jong-Un est rangé dans la catégorie « Pas camarade », il n’en est pas de même pour Fidel Castro, le dictateur cubain. Pour se justifier, il explique qu’il est avec Che Guevara le « libérateur de Cuba » même si « on peut contester la manière dont le régime est mis en place ». Ouf ! Apparemment, la dictature, ce n’est mal que quand c’est Poutine. Parce que Fidel Castro, comme le rappellent si justement les enfants auxquels il fait face, il était « très très strict ». Pour rappel, Castro s’était rendu coupable de nombreux emprisonnements politiques, d’avoir commandité des expériences scientifiques sur les homosexuels et d’avoir mis en place une véritable dictature.

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Cependant, ce n’est pas le plus problématique. En effet, Fabien Roussel a ensuite tiré le visage du Petit Père des Peuples, Joseph Staline. Et là, c’est le drame : le candidat communiste hésite sincèrement à le placer dans l’une des deux cases. Parce que oui, Staline, c’est « le chef de guerre contre le nazisme ». Mais d’un autre côté, c’est aussi le « responsable de millions de morts dans son pays ». Ahlala, quel terrible dilemme. Parce que oui, vingt millions de morts, ça ne pèse pas suffisamment lourd dans la balance. Ce n’est qu’après une longue hésitation que Fabien Roussel classe un des piliers du communisme dans la case « Pas Camarade ».

Avec une semi-cohérence, le candidat du PCF s’inscrit à nouveau dans la longue tradition communiste du déni. Si aujourd’hui, le communisme est encore légal, ses origines rappellent avec brutalité ce qu’il donne lorsqu’il est au pouvoir. Le vrai communisme, on ne l’a peut-être jamais vu, mais ce qu’on a vu nous suffit.

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