André Bonzel est le coréalisateur de C’est arrivé près de chez vous, fleuron du film indépendant des années 90 qui avait révélé Benoît Poelvoorde et défrayé la chronique au festival de Cannes. Depuis, faute de percer dans la réalisation, Bonzel s’est lancé dans une faramineuse collection de bobines super 8, collectées avec amour auprès de ses proches mais aussi dans les brocantes de France et de Belgique. Et J’aime à la fureur est un montage de ces films de familles, ou refont surface des visages oubliés, des sourires et des joies à jamais soufflées par le temps. Outre le très bel effort de montage, le film vaut pour son articulation autobiographique.
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Ces images d’inconnus, ces instants volés lui servent finalement à faire le bilan de sa propre vie et à rendre un hommage assez bouleversant au cinéma amateur, qui dresse une sorte de patrimoine fantôme et permet des années plus tard de recoller les morceaux, de remplir les trous béants de la mémoire, de comprendre les forces invisibles qui nous lient à nos aïeux, et qui sont peut-être, simplement, d’autres images perdues.
Et j’aime à la fureur (1h50), d’André Bonzel, en salles le 20 avril





