Le cinéma gay sud-américain ne s’épanouit pas que dans les talents majeurs des encore trop méconnus Marco Berger ou Lucio Castro; il donne aussi du tout-venant, comme Los Fuertes de Omar Zúñiga Hidalgo. Dans une région sauvage et reculée du Chili, un thésard de passage s’amourache d’un rude pêcheur secrètement de la jaquette.
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Rejoindra-t-il le Canada où l’attend une bourse, ou restera-t-il patagon, loin de tout accomplissement universitaire ? Ce dilemme enclenche l’habituel programme LGBT de compression/libération qui n’adviendra que par le scénario qui jette les acteurs l’un sur l’autre. On croirait une fiction Arte en plus typée et plus « hard » aussi, avec des paysages carrément inaccessibles et un décor très confortable, la cabane en bois où les étreintes s’accomplissent dans une jungle d’intérieur. Mille fois vu, Los Fuertes est une mauvaise pioche.
Los fuertes (1h38), d’Omar Zúñiga Hidalgo, avec Antonio Altamirano, Samuel González, Marcela Salinas, en salles le 4 mai





