Jusqu’alors, les Bretons étaient ultra bisou-bisous quand il s’agissait d’immigration. Mélange de souvenirs de leur propre passé de déracinés à Paris, Le Havre ou New-York, de prêchi-prêcha accueilliste des trois quotidiens locaux et surtout d’une quasi-absence d’immigrés. Jusqu’à récemment, les immigrés en Bretagne étaient essentiellement des… Anglais ! Le phénomène « extra-européen » que connaissent depuis fort longtemps les grandes agglomérations françaises avait bien entendu commencé à toucher quelques quartiers de Rennes, Nantes ou Brest mais tout cela était bien circonscrit. Si vous ne vouliez pas voir la réalité en face, il fallait tout simplement éviter de traîner en Zup Sud à Rennes, à Pontanézen à Brest ou à Malakoff à Nantes. Quelques détours routiers et vous restez une vie entière dans le camp du Bien et de la moraline. Le reste de la France votait Le Pen, ce salaud, et nous nous étions à l’abri de la peste brune. Pour toute la vie !
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Mais ça, c’était le bon vieux temps. La Bretagne connaît actuellement une colonisation de peuplement en version accélérée. En gros, tout ce qu’a connu la Seine-Saint-Denis en cinquante ans est en train de se produire en dix ans. Vous suivez l’actualité de la belle ville de Nantes où les bobos se font violer par des Soudanais : vous aurez probablement la même actualité dans quelque temps dans des villes moyennes : Locminé, Auray, Châteaubriant, Pontivy, Loudéac, Redon, tout ce tissu de petites villes qui faisaient le charme de la Bretagne sont désormais des enclaves mi-africaines mi-afghanes mi-voilées.
Callac, laboratoire de la « transition démographique » privée
À Callac, petite commune du Poher (anciennement) communiste, où le mouvement des Bonnets Rouges au XVIIe siècle avait embrasé les campagnes, la mouvance grand-remplaciste a choisi d’assumer parfaitement son action. Et même d’y mener l’une des premières expériences de « transition » privée. Ici le Grand-Remplacement prend le visage de la famille Cohen, riche et parisienne, qui a décidé de faire de Callac un laboratoire : implanter, via le projet « Horizon », entre 70 et 100 familles de migrants dans ce bourg de 2 220 habitants, véritable martyr de l’abandon de la ruralité où il est aussi difficile de trouver un travail décent qu’un rendez-vous chez le dentiste. Et les implanter où ? Dans une ancienne école catholique, l’école Saint-Nicolas, alors que, paradoxalement les Bretons ont de plus en plus de difficultés à se loger.
Et le pire est que cinq familles d’immigrés musulmans (dont les femmes sont voilées) sont déjà accueillies à Callac et que de l’avis général, ces familles ne sont absolument pas intégrées. Et surtout n’auraient jamais cherché à occuper « l’un des 75 emplois disponibles » qu’aurait identifiés –depuis Paris ! – la famille Cohen.
100 ans de retard
Le maire Jean-Yves Rolland, véritable ravi de la crèche de l’histoire, ne sait plus où il en est au jour d’aujourd’hui. Manifs, contre-manifs, menaces de mort, tags en breton, en français, l’ambiance à Callac est devenue irrespirable. L’édile « de gauche », animé par « des valeurs profondes d’accueil de l’autre » aura tout bonnement eu 100 ans de retard. Fut un temps où des réfus républicains espagnols avaient été accueillis à Callac. Mais c’était de sympathiques latins, de culture catholique et qui n’ont jamais fait parler d’eux, à part pour planter les patates.
Tout le monde est hyper-emmerdé dans l’histoire et personne n’a réellement envie de prendre fait et cause pour la trouvaille de la riche famille parigote !
Aujourd’hui, le collectif qui mène la lutte contre le projet Horizon affiche une direction tripartite dont la composition laisse peu d’emprise aux professionnels de l’anti-racisme indigné : Moulay Drissi, arrivé en 2015 à Callac, ancien militaire de carrière et candidat aux élections qui se définit comme « amoureux de la France » (et de son armée !), Michel Riou, un ancien adjoint au maire bien ancré à gauche, et Danielle Le Men, fille de l’ancien médecin emblématique de la commune, qui avait lui-même accueilli des réfus espagnols. RN et Reconquête sont laissés de côté, plus inattaquable que ce trio en matière de modération politique, il n’y a pas !
Référendum sur le marché
Côté mouvement breton, tout le monde est bien emmerdé et si certains mouvements d’extrême gauche ont appelé à la contre-manif du 17 septembre dernier, c’était plus dans un traditionnel réflexe pavlovien de « lutter contre l’extrême-droite » que dans un soutien plein et entier au projet Horizon. Tout le monde est hyper-emmerdé dans l’histoire et personne n’a réellement envie de prendre fait et cause pour la trouvaille de la riche famille parigote ! Bien inspiré pour le coup, le Parti breton a appelé à la tenue d’un référendum local sur le sujet et, ô surprise, la population s’est emparée de la proposition. Aujourd’hui, on ne parle plus que de ça sur le marché de Callac : le référendum !
Jean-Yves Rolland, a choisi, malgré lui, de donner un coup d’accélérateur à la demande de consultation locale en se pointant le 5 octobre sur le marché de la commune encadré de deux adjoints et de gendarmes. Le but de la visite était d’avertir les militants anti-Horizon qu’il venait de prendre un arrêté interdisant… la diffusion de pétition sur le marché ! Rien de mieux pour provoquer la colère des habitants qui ont aussitôt envoyé leur édile « tourner des galets sur la plage » (« treiñ bili war an aod » en breton). Il finira même par avouer que s’il organisait un référendum sur le projet Horizon, il serait sûr de le perdre « à 80% ». Même les cocos finissent par avoir un peu de bon sens !
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Et comme la coupe de chouchen n’est déjà pas assez pleine, nos confrères de Breizh Info ont déjà levé un autre lièvre : une demeure bourgeoise aurait été rachetée ou serait en passe de l’être par « Viltaïs, » une association auvergnate qui, entre autres, à pour mission d’installer des migrants chez les ploucs !
Lors de l’esclandre du 5 octobre sur le marché, le maire Jean-Yves Rolland a lui-même évoqué la question et montré son agacement d’être mis devant le fait accompli. La bâtisse en question comptant onze pièces, ça en fait de la place pour loger du Soudanais ou de l’Afghan !
Callac, la ville de Yann Vallerie
Dans l’affaire, on demeure estomaqué devant la niaiserie des pouvoirs publics et de la famille Cohen. Callac est précisément la commune où demeure Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh Info, l’un des poids lourds de la réinfosphère en France ! Disposant de tout en réseau local de connaissances, des caissières de supermarché aux fonctionnaires municipaux, Yann Vallerie a tout de suite eu vent du projet Horizon et, depuis, est devenu fer de lance en matière de relais de la contestation et des derniers évènements. L’influence de Vallerie est telle qu’il aura été en même temps remercié publiquement par l’un des orateurs lors de la manifestation du 17 septembre et menacé de mort par les contre-manifestants !
Il y a 1 415 communes en Bretagne, la famille Cohen a choisi la commune où il y avait un média pouvant potentiellement servir de caisse de résonance à la contestation. Bravo ! Ah bah, ça sert d’avoir du pognon pour faire des « études d’impact » ! Mieux que McKinsey !
Cette affaire marque surtout « la fin de l’innocence » chez les Bretons. Callac a déjà voté à 45% pour Marine Le Pen au second tour des dernières élections
Cette affaire marque surtout « la fin de l’innocence » chez les Bretons. Callac a déjà voté à 45% pour Marine Le Pen au second tour des dernières élections. Dans cette terre vouée de toute éternité au Parti communiste et aux souvenirs des maquis de la dernière guerre, le vent d’Ouest a tourné.
La fin de l’innocence car, avec les usines à volaille, des Callac il en existe déjà un peu partout en Bretagne : Collinée, Saint-Jean Brévelay, Montfort-sur-Meu, Locminé… Grosse immigration de travailleurs exotiques non-syndiqués pour « prendre les boulots que les Bretons ne veulent pas faire ». Ne veulent plus faire surtout, mais le capitalisme a toujours de la main-d’œuvre de remplacement. Or dans ces communes, la greffe n’a pas pris entre cette « transition démographique » et la population de commancheros locaux. Cerise sur le kouign amann, c’est en pleine révolution callacoise qu’Emmanuel Macron a annoncé le transfert de la charge de l’immigration dans les campagnes ! Là encore, rien de mieux pour faire comprendre aux Bretons que le glas des illusions avait sonné. Fin de l’innocence.





