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Installation de migrants à la campagne : le Grand remplacement en actes

Ils remplissent déjà les banlieues françaises d’où ils ont chassé les vieux Français qui y vivaient, mais cela ne suffit pas à Emmanuel Macron. Le 15 septembre, le président de la République a déclaré vouloir répartir les immigrés dans les campagnes.

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© Gustave Deghilage

Depuis le début de l’année 2022, le fonds de dotation « Merci » a lancé le projet Horizon. Son but ? Faire venir dans la petite ville de Callac (2 200 habitants), aux confins des Côtes d’Armor, 50 « réfugiés ». Fait inédit : deux millions d’euros ont été débloqués pour mettre en œuvre le projet. L’argument du fonds « Merci » est le suivant : « Grâce à leur talent, ces hommes et ces femmes révéleront la richesse d’une région et participeront à la dynamique locale ». Dans un village où le chômage des jeunes atteint les 18% et où la population vieillit, la résistance locale contre le projet s’organise. L’ensemble des forces politiques de droite s’y est d’ailleurs opposé, mettant sous le feu des projecteurs la petite municipalité. Ce samedi 17 septembre, des tensions y ont d’ailleurs eu lieu entre les opposants au projet et des groupes antifascistes.

Le chef de l’État appelle de ses vœux à remplir les campagnes qui se dépeuplent par des immigrés

Alors que 71% des Français souhaitent une diminution « considérable » des flux d’immigration (sondage CSA pour CNEWS) et que 67% d’entre eux sont inquiets par l’idée d’un Grand remplacement (sondage Harris Interactive pour Challenges), Emmanuel Macron a décidé de mettre sur la table (enfin ?) le sujet de l’immigration. Ce jeudi 15 septembre, devant les préfets de France, il a dénoncé une « politique absurde […] à la fois inhumaine et inefficace ». Pourtant, le président de la République semble considérer que le problème est avant tout une administration inefficace. L’objectif de la loi serait ainsi de « réformer les procédures pour pouvoir aller beaucoup plus vite ». Beaucoup plus vite, oui : mais où ? Toujours évasif dans ses formules, le chef de l’État ne semble pas désigner un excès d’immigration, mais des erreurs d’exécution.

Pour ce qui est des nouveaux arrivants, Emmanuel Macron souhaite les répartir dans les « espaces ruraux, qui eux sont en train de perdre de la population » au lieu de continuer à les placer dans « la plus grande misère » dans les banlieues. En clair, le chef de l’État appelle de ses vœux à remplir les campagnes qui se dépeuplent par des immigrés. Visiblement, le président n’a pas retenu la leçon de Callac, où la volonté des habitants locaux se heurte à celle des élus.

Lire aussi : Projet Horizon : des migrants dans nos campagnes

Il y a quatre ans, la loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » entrait en vigueur. Elle suivait la promesse d’un taux de 100% d’OQTF (obligation de quitter le territoire français) exécutées. Alors que ce taux fut de 5,7% au premier semestre 2021, Emmanuel Macron veut repasser à l’offensive en conditionnant l’obtention d’un visa à une coopération « pour reprendre les étrangers en situation irrégulière, à commencer par celles et ceux qui troublent l’ordre public ». Ce sujet, qui concerne notamment l’imam Iquioussen ciblé en août par Gérald Darmanin, a été un vecteur de tensions entre la France et le Maroc durant cette période.

Ferme et mou à la fois, Emmanuel Macron perpétue son indémodable « en même temps ». Agressif contre le Maroc et doux avec l’Algérie, dur sur les OQTF mais remplaciste, la « Renaissance » promise par le président pourrait bien être « En Marche », arrière.

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