Pouvez-vous présenter le congrès mission ?
C’est un rassemblement qui réunit des catholiques de tous bords et de toute la France pour réfléchir comment proposer la foi dans la société actuelle.
Depuis combien de temps existe le congrès mission ?
En 2015, nous l’avons lancé avec Anuncio qui est un mouvement d’évangélisation ; nous avions été amener à donner des formations d’évangélisations partout en France et nous nous sommes aperçus que plein de gens en France se demandent de quelle façon aller au-devant de nos contemporains pour leur annoncer l’évangile et que beaucoup de chrétiens étant sensibles au fait qu’il y a une urgence se demandent vraiment comment si prendre. Souvent, ceux qui croient savoir et avoir une méthode n’en ont pas en réalité. De notre côté, plus nous faisons d’évangélisation, plus nous nous rendons compte qu’il n’y a pas de méthode en tant que telle et qu’il est compliqué de transmettre la foi aujourd’hui ; l’idée est donc de faire un partage d’expérience et de mettre en commun à partir des expériences locales et du terrain. Il y a donc plus de 250 intervenants qui témoignent d’expériences de terrain très concrètes, et aussi des tables rondes où nous réfléchissons à des problématiques globales.
Lire aussi : Pour fêter sainte Thérèse d’Avila : une sacrée plume
Le congrès a-t-il porté des fruits depuis le début ?
Nous nous donnons trois objectifs. Pas celui de convertir la France, qui est le rôle de chaque chrétien face à son voisinage. Le premier est de susciter un enthousiasme pour la mission ; le deuxième est de donner des clefs pour la mission à travers la réflexion intellectuelle et le partage d’expérience ; le troisième est de créer un réseau d’amitiés missionnaires. Pour le premier axe nous prions beaucoup pendant le congrès mission et entre la prière, l’élan, le fait de se retrouver nombreux, c’est comme une sorte de mini-JMJ avec un état d’esprit très joyeux, ça crée de l’enthousiasme autour de la mission ; voir un tel fourmillement de propositions, une telle dynamique missionnaire, crée aussi un enthousiasme. Si vous étiez un peu dans le doute, allez au congrès mission et vous serez renouvelés dans l’enthousiasme pour le Seigneur et pour la mission. Nous recevons des remerciements très touchants des prêtres qui nous disent combien ça les rebooste.
Le deuxième objectif consiste donc à donner des clefs pour les 300 intervenants, à travers des centaines d’ateliers, pour des initiatives missionnaires dans le milieu scolaire par exemple, avec le catéchisme.
Le troisième axe est de créer un réseau d’amitiés missionnaire. Le lieu où cela se manifeste est ce qu’on appelle « le village », où il y a aussi bien des communautés nouvelles comme saint Jean que des vieux ordres comme les Jésuites. Cette grande diversité était encore plus forte cette année ; c’est vraiment très beau de voir à quel point il y a plein de sensibilités de l’Église qui se retrouvent, aussi bien des prêtres en chemise que d’autres en soutane. L’Église est là au sens large et c’est bien, les gens ne se jugent pas, ils sont là car ils sont centrés vers le Christ et la mission. Ça permet à tout le monde de se dire que nous sommes tous des pauvres devant le Christ et devant la mission. On peut se sentir riche quand on se regarde les uns les autres. Nous vivons un très beau temps d’unité. Je pense en particulier au samedi, à la messe où il y a beaucoup de prêtres que nous invitons à se placer dans l’allée centrale : nous prions pour eux et retournons la logique qui veut que généralement ce soient eux qui nous bénissent. C’est un moment très fort et très simple mais d’unité autour de nos ministres. La fécondité est là, dans l’enthousiasme, et les réseaux que cela crée.





