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Lola, assassinée par haine de la France ?

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Publié le

9 novembre 2022

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Les motivations du meurtre de Lola restent très mystérieuses. Une hypothèse mérite d’être explorée : et si le mobile du crime avait été la haine de la France, très vive dans la communauté algérienne nourrie à la rhétorique victimaire du FLN ?
FLN

De proche en proche, les indiscrétions égrenées autour de l’enquête sur le meurtre de Lola, adolescente de 12 ans assassinée le 14 octobre 2022, ne parviennent toujours pas à dessiner le mobile de la meurtrière présumée. Le profil de Dahbia B étonne, et détonne, par le contraste qu’il présente avec le récit indicible du crime qu’elle a avoué. Tous les secrets d’une personnalité et d’une psychologie dont on découvre, révélation après révélation, qu’elles étaient loin de l’image que laissaient paraître les photos lissées et soignées dont la prévenue parsemait ses réseaux sociaux, n’ont sans doute pas encore été livrés.

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Crime satanique, accès de folie, vengeance contre les parents de Lola pour un motif futile ? Autant d’hypothèses envisagées par les médias ou les enquêteurs, avant d’être successivement écartées après les premières auditions de la jeune femme. Troubles psychologiques développés après la mort de sa mère en 2020, chez une jeune fille auparavant sans histoire et inconnue des services de police ? Le récent retour en surface d’une agression commise sur deux aides-soignantes en juillet 2019 met à mal ce récit. D’autant plus que les deux victimes avaient alors déposé une main courante au commissariat, compte tenu des menaces de représailles au contenu prémonitoire formulées à l’époque par la jeune femme : « Vous ne savez pas de quoi je suis capable ! »

Un crime par haine de la France ?

Un mobile pourtant, ayant pu en accompagner d’autres ou leur servir de catalyseur, n’a pour l’instant été évoqué par aucun des commentateurs : le crime de haine, qu’elle soit raciale ou tournée contre la France et les Français. Même les partisans d’un ancien journaliste de renom, certes novice dans le combat politique mais pourtant inventeur du néologisme francocide, ont préféré choisir, plutôt que cet angle, celui du grief par ailleurs légitime de la non-exécution de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) sous le coup duquel se trouvait la meurtrière présumée.

Certes, rien dans le profil de la présumée tueuse tel que le révèle pour l’instant l’enquête ne permet de présupposer ce mobile. Ses vidéos répandues sur les réseaux sociaux mettent au contraire en lumière une jeune femme dont l’apparence et les attitudes épousent tous les codes de la société de consommation occidentale. Rien non plus qui permette, dans ce style de vie, d’identifier une de ces motivations à caractère islamique qui ont tant ensanglanté la France ces dernières années. Certains de ses proches évoquent même, dans un contexte de perte de repères consécutif au décès de sa mère, une appétence supposée pour la foi évangélique. Aucun propos invoquant une vision haineuse de la France ne semble non plus à ce jour avoir été identifié.

On est fondé d’étudier le contexte culturel et social dans lequel Dahbia B a évolué, de son enfance à l’assassinat de Lola : l’Algérie, jusqu’à ses 18 ans, puis la France, où elle est venue s’installer et y a suivi quelques années d’études

Mais quel est le point commun de nombreuses affaires qui furent fortement médiatisées en France, et récupérées politiquement par tous ceux qui ont tout fait pour réduire au silence les innombrables manifestations d’hommage à Lola ? Les affaires George Floyd, Adama Traoré, Théo Lusaka, Michel Zecler, ou même auparavant Zyed & Bouna, Malik Oussekine et Mounir Oubajja, qui furent toutes instrumentalisées politiquement, et continuent souvent de l’être à des fins supposées de lutte anti-raciste, ont toutes un point commun : aucun mobile raciste, dont la clameur publique a pourtant accusé les auteurs des faits incriminés, ne put être juridiquement établi. Dans l’affaire Mounir Oubajja, l’association SOS-Racisme, dont l’actuel président vient d’être renvoyé en correctionnelle pour injure raciste, avait même été jusqu’à organiser de faux témoignages pour tenter d’ajouter le mobile du racisme parmi les motifs d’inculpation du prévenu tandis que Bernard-Henri Levy, toute honte bue, s’était invité à la barre du jugement, en tant que supposé expert du racisme, pour se lancer dans une tentative de syllogisme accusateur en affirmant que le fait que le prévenu ne se définisse pas comme raciste devait être vu comme une preuve de son racisme… Peine perdue, la justice avait heureusement fini par dire le droit.

Dans toutes ces affaires, la gauche et l’extrême-gauche, dont le point de vue a été largement relayé par la presse, ont imposé leur jugement, plutôt que celui de la justice, auprès de l’opinion publique : le motif raciste est établi, non par les motivations exprimées par les auteurs des faits, mais par le contexte culturel et social, structurellement raciste, dans lequel ils auraient évolué, conformément à la thèse du « racisme systémique » chère à l’extrême-gauche indigéniste et prétendument décoloniale.

Antifrancisme systémique

Dans ces circonstances, on est donc fondé d’étudier le contexte culturel et social dans lequel Dahbia B a évolué, de son enfance à l’assassinat de Lola : l’Algérie, jusqu’à ses 18 ans, puis la France, où elle est venue s’installer et y a suivi quelques années d’études.

En Algérie tout d’abord, où même l’hymne national est un cri de rancœur contre la France, on peine à mesurer l’ampleur du sentiment antifrançais entretenu par le FLN depuis l’indépendance. Attiser et raviver ce sentiment demeure d’ailleurs l’unique outil de légitimation du pouvoir FLN encore en place à Alger. Ceux qui se sont déjà rendus à Alger et ont déambulé dans le cimetière Bologhine ont pu mesurer de leurs propres yeux la forme prise par cette haine : toutes les tombes françaises y furent profanées et des os, encore visibles, gisent éparpillés dans les caveaux éventrés.

La France, en tant qu’ancienne puissance coloniale, y est désignée comme responsable de tous les maux. On oublie par ailleurs systématiquement de préciser que l’expédition française de 1830 qui a conduit à la conquête de la régence d’Alger était menée en représailles des nombreux raids de pirates barbaresques lancés depuis le port d’Alger contre des navires chrétiens, sous le cachet des deys Ottomans. Capturés sur ces vaisseaux, plus d’un million d’Européens furent soumis à l’esclavage ou à la mort. 1000 ans de traite arabo-musulmane qui ont ensanglanté la Méditerranée jusqu’au raid libérateur mené par la France en 1830…

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Voilà pour le terreau algérien dans lequel a grandi Dahbia B… Arrivée en France à l’âge de 18 ans, a-t-elle été confrontée à un autre angle de vue que ce narratif historique mensonger et instrumentalisé idéologiquement comme une arme contre notre pays ? C’est peu probable. Tout porte à croire, au contraire, que le point de vue haineux contre la France dont elle a pu être abreuvée dans sa jeunesse et sur les bancs de l’école a été conforté par la tenaille idéologique qui est à l’œuvre sur le territoire français, entre la politique mémorielle de repentance des pouvoirs publics qui ne cesse d’augmenter, et l’emprise grandissante des milieux indigénistes, dits « décoloniaux », dans les universités françaises, et même les collèges ou les lycées, actuellement ciblés par une offensive de l’influence islamique.

Un élément frappant se dessine dans tous les éléments à ce jour rendus publics concernant les relations et l’entourage de Dahlia B : un ancien petit ami qui a témoigné dans les médias, un autre chez qui elle a passé quelques heures après le meurtre, un troisième chez lequel elle a passé la nuit suivante avant d’être interpellée… Toutes les personnes identifiées comme l’ayant côtoyée sont de nationalité ou d’origine algérienne. Cet élément semble confirmer le constat posé par les chiffres de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) qui indiquent que les Algériens s’intègrent assez mal par rapport aux autres immigrés. La tendance au repli communautaire, qu’illustre une propension à manifester bruyamment, et non sans incident, sa solidarité avec son pays d’origine à chaque évènement sportif, apparaît comme plus marquée chez les immigrés d’origine algérienne.

Givors, cas d’école de la mémoire algérienne victimaire

Dans ce contexte, afin de mesurer les influences qui travaillent l’entre-soi de la communauté immigrée d’origine algérienne, il convient d’observer d’assez près le cas de la commune de Givors située, avec ses 20 000 habitants, à l’extrémité sud de la métropole de Lyon. À Givors, où l’importance de cette communauté s’illustre par la présence d’une association de promotion de la culture algérienne (APCA), qui y a pignon sur rue, le maire Mohamed Boudjellaba, élu depuis juin 2020 et lui-même d’origine algérienne, mène une politique culturelle et mémorielle assez singulière qui concentre tous ses efforts sur l’apologie continuelle du FLN et la dénonciation de la colonisation française. Tout y passe : inauguration d’une rue au nom de Gisèle Halimi, avocate des poseurs de bombes du FLN ; cérémonie d’hommage aux victimes du massacre de Sétif, baptisée « l’autre 8 mai 45 » ; discours à l’orientation clairement pro-FLN lors des cérémonies du 19 mars ; invitation d’historiens militants pro-FLN, comme Benjamin Stora, en conférence pour n’y évoquer que les crimes dont le FLN accuse la France et invention d’une « cérémonie du 17 octobre » et de son supposé massacre.

Historiquement infondés, ces propos reviennent à accuser la France de racisme à l’égard de la population algérienne lors d’une cérémonie, qui se veut officielle, organisée par le maire d’une commune française

C’est au cours de cette dernière cérémonie que, le 17 octobre 2022, alors que quatre ressortissants algériens étaient en garde-à-vue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Lola, le maire de Givors, s’emparant des chiffres de deux historiens révisionnistes britanniques, laissa entendre que la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 aurait été la répression la plus brutale jamais connue en Europe occidentale dans toute l’histoire contemporaine et que les seuls motifs de cette répression auraient été, non pas l’adhésion des manifestants aux revendications d’un mouvement raciste et terroriste qui venait d’assassiner plusieurs dizaines de policiers sur le territoire métropolitain au cours des mois précédents, mais le simple fait qu’ils soient Algériens. Historiquement infondés, ces propos reviennent à accuser la France de racisme à l’égard de la population algérienne lors d’une cérémonie, qui se veut officielle, organisée par le maire d’une commune française. Le commissaire de police de la ville de Givors qui, bien que soumis au devoir de réserve, avait commis l’imprudence de répondre présent à ce meeting politique camouflé en cérémonie, avait là matière à manger la casquette qu’il avait posée à ses pieds, ne serait-ce que quand on pense au lourd tribut payé au cours de l’année 1961 par la police française face à la barbarie terroriste du FLN.

La présence, à cette occasion, d’un représentant du consulat d’Alger à Lyon, comme lors de toutes les cérémonies mémorielles relatives à la guerre d’Algérie organisées à Givors, pose d’ailleurs question, compte tenu de l’importance des enjeux mémoriels dans les relations contrastées entre la France et l’Algérie. En effet, la nature des discours pro-FLN et accusateurs vis-à-vis de la France qu’y tient le maire de Givors, en présence d’un officiel algérien, interroge la légalité de son action au regard de l’article 411-5 du code pénal relatif aux intelligences avec une puissance étrangère ou ses représentants, en vue de porter atteinte aux intérêts de la nation.

Des effets de la repentance

Le cas des dérives observées à Givors autour de son maire illustre bien les effets, sur le territoire français, de la politique mémorielle repentante que les pouvoirs publics ne cessent de concéder, dans leurs relations avec l’Algérie, au régime autocratique du FLN. Cette vision tronquée et falsifiée de l’histoire n’est-elle pas susceptible de nourrir une haine irrépressible contre la France et les Français dans l’ensemble de la communauté d’origine algérienne de notre pays ?

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Dans le récit du meurtre de Lola, ce qui frappe les esprits, c’est précisément, lors des auditions de la prévenue, l’absence totale d’expression de la moindre compassion ni de la moindre émotion à l’égard de la victime. C’est aussi l’acharnement et les sévices post-mortem, sur le corps de l’enfant suppliciée, à l’instar de ce que pratiquaient les bourreaux du FLN, présentés par le maire de Givors comme des humanistes philanthropes, sur leurs victimes pendant la guerre d’Algérie.

Même si rien ne permet à ce stade d’établir avec certitude que la haine de la France est un des mobiles du meurtre de Lola, il est donc évident que ce terreau haineux à l’égard de notre pays, auquel toute la communauté d’origine algérienne est quotidiennement abreuvée, n’est pas de nature à avoir contribué à retenir la main qui a ôté la vie de Lola. Les pouvoirs publics devront s’en souvenir, et songer enfin à mettre un terme aux dérives mémorielles et repentantes qui, dans des communes comme Givors, semblent désormais s’imposer comme une norme.

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