Sociologue et journaliste, notamment au Figaro Magazine, le regretté Paul Yonnet connaît une vie nouvelle et amplement méritée, avec la réédition de ce voyage au centre de l’enfer, c’est-à-dire de la France immigrée et antiraciste, cœur du mensonge mitterrandien dont nous payons, et combien, toujours les conséquences. Dire qu’en 1991, quand parut ce livre, il avait déjà tout vu est un euphémisme terrible : rien n’a changé du point de vue de l’idéologie ; tout a changé du point de vue démographique.
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L’invasion migratoire se poursuit, sous les mânes immortels de SOS Racisme, objet du ressentiment de l’auteur, dont mille scandales, ridicules et autres concussions n’ont toujours pas terni la gloire. Ainsi, comme le soulignent Marcel Gauchet et Éric Conan qui parrainent cette réédition, la machine terrible enclenchée il y a quarante ans, qui consiste à dire selon les circonstances ou qu’il n’y a pas trop d’immigrés en France, ou que nous sommes tous des enfants d’immigrés, ou encore que nous devons devenir une terre d’asile parce que nous l’avons toujours été, continue son œuvre de mort. Relire cet ouvrage, c’est comme ouvrir le journal intime d’un psychopathe en exercice. Le crime n’est pas effacé, il est couché ouvertement sur papier. Et on y assiste, impuissant.

L’Artilleur, 370 p., 20 €





