La fin du sacré qui est l’évènement majeur de notre post-histoire n’est pas tant un déclin du spirituel qu’un retour à l’indifférencié matriarcal du monde païen. C’est cette thèse puissante et assez incontestable que Sylvain Durain défend dans ce livre aux grandes vertus pédagogiques, qui retrace avec concision et clarté les grandes lignes de ce nécessaire accident cosmique que fut le Christ, et comment il mit fin au règne du sacrifice humain – c’est-à-dire aux sociétés primitives organisées uniquement autour de la rétribution.
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En convoquant aussi bien René Girard et saint Thomas d’Aquin que le prophétique Mort au cléricalisme de Jean-Joseph Gaume, Sylvain Durain renseigne et illustre l’inéluctable montée des « barbaries contemporaines », qui ayant oublié cette bonne nouvelle christique, devient une apostasie sanglante dont le mondialisme, les délires wokes et autres ignominies transhumanistes ne sont que l’écume annonciatrice d’un plus grand bouleversement. Peut-être le retour à la raison chrétienne ?

La Nouvelle Librairie, 136 p., 14 €





