Skip to content

Théopolis : « L’univers catholique est un terreau fertile d’aventures à partager »

Par

Publié le

2 janvier 2023

Partage

Lancé via un financement participatif, le jeu de société chrétien Théopolis propose à ses joueurs d’ériger une cité sainte avant l’arrivée de l’Apocalypse. Entretien avec Gilles Marchal et Étienne Narusé, les deux co-créateurs du jeu.
Théopolis

Présentez-nous en quelques mots le jeu de société Théopolis : quel en est le but et quelles en sont les mécaniques ?

Gilles : En résumé, le but de Théopolis consiste à bâtir sa cité sainte avant l’arrivée de l’Apocalypse. Vous incarnez un bâtisseur qui doit faire croître sa cité, et pour ce faire vous disposez de trois ressources : la foi, l’espérance et la charité. Grâce à elles, vous enrichissez progressivement votre cité d’hommes, d’édifices et de sacrements, qui ouvrent plusieurs chemins de sainteté. Une multiplicité de cartes vient enrichir le plateau, mais il faudra aussi faire face à de terribles désastres qui viendront contrarier vos plans ! Il faut donc vous hâter et vous préparer, car l’Apocalypse, dont nul ne connaît ni le jour ni l’heure, viendra mettre un terme à la partie ! Celui qui parviendra à obtenir le plus de points de sainteté gagnera la partie.

Comment vous est venue l’idée de créer Théopolis ? Quelles ont été vos motivations ?

Gilles : La première motivation pour lancer un jeu de société, c’est de soi-même aimer y jouer. Aussi bien mon épouse Charlotte qu’Étienne ou moi-même y jouons depuis tout petit. Les jeux de société sont un excellent moyen de partager de bons moments conviviaux autour d’une table en famille ou avec des amis lors d’une soirée.

Lire aussi : Catholicisme français, un déclin évitable ?

Étienne : La seconde motivation provient d’un constat : il existe un regain d’intérêt pour les jeux de société depuis plusieurs années, avec près de 30 millions de boites vendues l’an dernier en France. Il s’agit donc d’un vrai phénomène social. Chaque jeu, en fonction de son narratif, distille un imaginaire et aussi une forme de culture au sein des foyers. Or, lorsqu’on observe la nature des jeux proposés, de plus en plus sont issus d’un univers médiéval-fantastique où la part de magie et d’ésotérisme est omniprésente. Il nous apparaissait donc important de partir à la conquête de cette galaxie en proposant un jeu alliant une bonne mécanique et un propos chrétien car nous sommes intimement convaincus que l’univers catholique est un terreau fertile d’aventures à partager.

Comment passe-t-on de l’idée du jeu à sa fabrication ?

Gilles : Le concept du jeu m’est venu lors d’une sieste de mes filles, puis il a progressivement pris forme. Combien de joueurs ? Quel matériel utiliser ? Cartes ou dés ? À quel type de mécanique de jeu faire appel ? Quel part accorder au hasard et à la stratégie ? Une fois ces éléments conçus formellement et matériellement, l’étape cruciale consiste à éprouver le jeu en le faisant tester par de nombreux joueurs. Je me suis donc déplacé un peu partout en France dans différents cercles de jeu afin que plusieurs centaines de joueurs y jouent. Et c’est sur le terrain que j’ai constaté l’enthousiasme de joueurs petits et grands, amateurs, catholiques ou geeks.

L’implication du client final est même allée jusqu’au choix du sous-titre du jeu « Les bâtisseurs du Ciel » qui procède d’un sondage entre cinq propositions

Étienne : Ce qui est intéressant dans la genèse de Théopolis, c’est que les futurs joueurs ont été impliqués à chacune des étapes. En éprouvant le jeu auprès d’une multitude de joueurs, nous avons pu travailler l’équilibre du jeu, nous assurer statistiquement que chaque route de victoire avait la même chance, peaufiner les règles afin qu’elles soient simples et qu’il ne puisse demeurer aucune ambiguïté quant à leur compréhension. L’implication du client final est même allée jusqu’au choix du sous-titre du jeu « Les bâtisseurs du Ciel » qui procède d’un sondage entre cinq propositions.

En faisant le choix de lancer le jeu sur le marché par le moyen du financement participatif, nous avons pleinement conscience que ce sont nos contributeurs qui sont les vrais porteurs du projet car c’est d’eux que dépendra l’avenir de Théopolis. Cela permet aussi de créer un lien plus intime avec nos soutiens. Nous interagissons au quotidien avec eux et les messages d’encouragements que nous recevons sont vraiment enthousiasmants. Ils nous poussent à mettre tout notre cœur dans ce projet et à y consacrer le plus de temps possible, malgré notre vie familiale et professionnelle chargée !

À quel public s’adresse le jeu ?

Étienne : Le jeu s’adresse aux grands comme aux petits à partir de 8-10 ans. Et comme Gilles l’a constaté sur le terrain, le narratif exaltant de Théopolis permet de séduire un large panel de joueurs, pas nécessairement issus d’une culture chrétienne.

Lire aussi : Raphaël Cornu-Thénard : « Nous voulons que l’Église garde une maîtrise des lieux sacrés abandonnés »

Comment peut-on vous aider et soutenir le projet ?

Gilles : Les lecteurs de L’Incorrect peuvent se procurer le jeu Théopolis en précommande. La campagne de financement se termine le 15 janvier 2023 et tous les soutiens sont importants car la quantité de jeux que nous pourrons fabriquer va dépendre de la somme que nous récolterons à son terme. Le premier objectif consistait à obtenir la somme suffisante pour produire le jeu et honorer chacune des précommandes. C’est chose faite avec 200 % du premier objectif atteint. Nous aimerions désormais obtenir l’assise financière qui nous permettra d’assurer une plus large production afin que Théopolis soit proposé demain en magasin et pourquoi pas après-demain à l’international ! Nous remercions par avance tous vos lecteurs pour leur soutien.


© Théopolis

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest