Semetka est un paysan hongrois qui s’est engagé dans l’armée de son pays lors de la Seconde Guerre mondiale. Allié aux Allemands, il dirige un groupe d’hommes qui traque les partisans soviétiques sur les arrières du front de l’Est. Confronté à la brutalité de la situation, souhaitant faire face, Semetka cherche néanmoins à conserver son humanité. Le réalisateur hongrois Dénes Nagy s’attaque à un sujet particulièrement grave pour son premier film : la déshumanisation de l’homme broyé par la guerre.
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On sent chez lui une sensibilité aiguë à la chose humaine, dans l’œil tendre qu’il porte sur les visages burinés par l’existence, sur la main calleuse d’avoir trop manié la charrue ou le fusil. À pas de loup, il prend le temps d’installer l’angoisse de la guerre. Trop bien, peut-être. Car à force d’élaborer une ambiance, on en oublie l’évènement. Le film vire au tableau. Tout est juste, le cadre est posé, magnifiquement, mais on n’entre jamais dans le dur, comme si Nagy craignait de rater son sujet. Seulement, à force de voir les personnages ne jamais agir, on s’enfonce nous-même dans la léthargie.
Natural light (1h43), de Dénes Nagy avec Ferenc Szabo, Laszlo Bajko, en salles le 11 janvier





