Au début des années 1980, Stephen, jeune homme d’origine antillaise, arrive dans une petite ville balnéaire anglaise et y trouve du travail dans le cinéma local, l’Empire. Sa rencontre avec la responsable de son équipe, Hilary, cinquantenaire à la santé mentale fragile, bouleversera leurs deux existences. Pas toi Sam ! Pas ici, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait ! Depuis vingt ans, avec American Beauty, Jarhead, et récemment 1917, Sam Mendes nous a donné trop de bonheur, a trop fait frémir notre cinéphilie pour que nous lui pardonnions cette Bérézina.
Lire aussi : Spielberg : le testament d’un monstre
Car il s’agit bien d’une déroute, d’une défaite en rase campagne, anglaise par ailleurs, ce qui n’arrange rien. Tout sonne faux. Les personnages déambulent lassement sans passions ni caractères dans un scénario pondu à la truelle teinté d’antiracisme putassié jusqu’au final, où Mendes, à la fin, Mendes, trop intelligent pour ne pas comprendre qu’il court à la catastrophe, sort l’artillerie lourde pour nous fait croire qu’il s’agissait en fait d’un film sur la beauté du cinéma, de la danse et de la poésie. Grotesque.
Empire of light (1h59), de Sam Mendes, avec Olivia Colman, Michael Ward, Tom Brooke, en salles le 1er mars





