Célèbre rappeur allemand d’origine kurdo-iranienne, Giwar Hajabi s’est d’abord fait remarquer par un casier judiciaire fourni incluant trafic de drogue et hold-up d’un camion d’or avant une fuite inopinée en Irak. Succès aidant, Xatar, son pseudonyme (« dangereux » en kurde), s’est reconverti en patron de label hip-hop entre autres « business ». Alles oder nix, son autobiographie, entretient la légende tout en prouvant sa solvabilité. Rheingold, le film qu’en a tiré Fatih Akin, gomme les arêtes et rêve à voix haute de Scorsese, David O.
Lire aussi : [Cinéma] Polaris : l’étoile de la bergère
Russell et même Guy Ritchie. « Tout ou rien », proclamait le titre du livre, et il faut se résigner ici à ce que la multiplication des genres – récit d’initiation, casse de comédie mafieuse, romance et torture-porn – tienne lieu de point de vue. L’hagiographie rôde, notamment quand on apprend que Hajabi est arrivé vierge à son mariage ( Joey Starr n’a qu’à bien se tenir !). Visible par presque toute la famille, Rheingold laisse un goût d’eau de vaisselle.
RHEINGOLD (2h18), de FATIH AKIN, avec Emilio Sakraya, Mona Pirzad, Hussein Eliraqui, en salles le 28 juin.





