Le surnom officiel de Rabah Ameur-Zaïmeche (Terminal Sud), RAZ, nous a d’abord donné l’envie de titrer cette notule à l’aveugle : « RAZ le bol », tant son cinéma de bande prétendument abrasif et politique s’est toujours révélé informe et vaniteux. Mais voilà, Le Gang des bois du temple, en assumant plusieurs sous-genres policiers – casse et vengeance – lui permet de surmonter ses principaux défauts. Le fil narratif, d’abord lâche, permet la circulation de l’air entre les plans, posant les enjeux et le sac d’ennuis à venir que représente le hold-up d’un prince saoudien par des banlieusards au parfum.
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Si RAZ a toujours du mal avec les personnages féminins et les dialogues (lesquels se trouvent heureusement réduits au strict nécessaire), la patiente mise à jour d’un impensé antonionien perturbe le glacis de surface. La tension qui en découle éclate lors d’une transe magistrale en plein live de Sofiane Sadi. Jusqu’au bout, les hommes n’auront fait, les uns après les autres, qu’attendre la mort.
LE GANG DES BOIS DU TEMPLE (1 h 52), de RABAH AMEUR-ZAÏMECHE, avec Régis Laroche, Marie Loustalot, Philippe Petit, en salles le 6 septembre.





